deception

JE SUIS DÉCEVANT

13 novembre 2019

Chaque semaine, vous êtes nombreux à écrire des commentaires sous mes articles.

Je dois dire que pour l’instant, je n’ai pas été déçu puisqu’à chaque fois, vous me livrez vos réflexions qui m’aident à me remettre en question et à évoluer tout comme j’espère le faire via ces articles et podcasts associés.

Récemment, j’ai reçu un commentaire de Philippe auquel je souhaitais répondre plus en détail (Je préviens, c’est assez long) et qui m’interroge sur moi-même :

Rudy, ta fanophobie primaire me sidère.

Tu nous invites à ne pas être fan de qui que ce soit puis tu te demandes pourquoi le nombre de patreotes diminue… Je pense qu’il y a un lien direct entre ces deux faits. Toutefois, toi-même n’es tu pas allé chez Apple pour un téléphone à la suite de la lecture de la biographie de Steve Jobs ? Serais-tu tombé dans un piège de con-sommateur ?

Je vais tenter une analyse de l’origine de cette quasi haine que tu as à l’égard des fans. Bane (l’ennemi de Batman) est né dans l’obscurité et a été façonné par l’obscurité, Rudy Coia serait-il né dans la déception, aurait-il été façonné par cette déception ? Le vilains Mr O. « All Natty » ont-ils brisés les rêves de culturisme d’un adolescent français et voilà le résultat. 20 ans d’entrainement, une salle de musculation, une appli, un magasin en ligne de suppléments, une villa, une chaine Youtube et deux podcasts, tu es devenu le Bruce Wayne d’Annecy. Cette succès story à la française suscite de l’admiration auprès de tes auditeurs qui associent ton discours à celui que tu es. Cela étant en grande partie du au fait que tu t’applique tes recommandations, ton exemplarité alimentaire et ta rigueur sportive sont les portes étendards de ton discours. Comme tu le dis, un coach qui ne s’entraîne pas est un imposteur.

On associe énormément le discours d’une personne à cette même personne, c’est pour cela que l’on devient fan d’une personne tout autant pour son discours que pour ce qu’elle est ou que pour l’image que nous nous faisons d’elle.

Pour revenir sur cette fanophobie qui t’anime, je la trouve dommage car elle nous empêche de nous inspirer. Edouard Baer que j’admire pour son talent d’improvisateur a donné une interview dans laquelle il aborde ce sujet rapidement elle est ici : https://www.youtube.com/watch?v=TtQXP3nr4xQ
Comme tu le sais, c’est facile d’être d’accord avec quelqu’un qui va dans notre sens, mais vu que tu t’oppose dans ton discours à cette vision de fan je trouvais intéressant de pondérer cela. On peut être fan de quelqu’un, quasi aveuglément et un jour si nous sommes déçus par l’image que nous nous faisions de cette personne c’est une porte ouverte pour notre propre amélioration. « Je vais faire mieux que lui alors que je l’admirais ». Je suis certain que sans les déceptions que tu as subies tu ne serais pas là où tu es aujourd’hui. Du coup nous pouvons nous demander la valeur de cette déception sans laquelle nous n’aurions jamais pris les décisions que nous avons prises. Pierre Desproges disait : « On reconnait un véritable ami à sa capacité à nous décevoir ». On peut donc selon cette définition mesurer la valeur d’une amitié à l’intensité ou au nombre de déceptions que nous avons ressenties. »

Je vais donc tâcher d’y répondre dans l’ordre.

Mon premier smartphone était un HTC parce qu’à l’époque, c’était le concurrent numéro 1 d’Apple. Je l’avais justement acheté pour cela car je considérais Apple (Nous étions en 2010) comme l’ennemi à abattre.

J’en ai été content puis effectivement, j’ai lu la biographie de Steve Jobs que je vous conseille tous de lire et je me suis alors procuré un Iphone 4S juste après sa mort.

Pour soutenir tout son travail, sa philosophie, ses non-concessions, son état d’esprit rebelle, j’ai changé de téléphone.

Je pourrais trouver toutes les justifications possibles et inimaginables pour justifier cet achat mais avec le recul, oui, j’ai été un consommateur surtout que je n’en avais pas besoin, que ça n’allait rien changer à ma vie.

Quand je donne des « conseils » sur LeaderCast, beaucoup viennent de ce que je considère comme des erreurs que j’ai pu faire alors j’arrive, j’espère au moins en apparence, à comprendre ceux qui font ces erreurs actuellement. Vous devez sentir que ca sent le vécu.

Je ne me mets pas en avant comme le saint des saints, comme la perfection. La perfection est d’ailleurs bien fade, je trouve, bien plate.

J’aime les gens déséquilibrés au possible, je les adore même.

Ce sujet de la déception me parle parce que, oui, comme beaucoup, j’ai été déçu.

J’ai, comme tu le dis, été admiratif d’une image, de plusieurs images.

J’ai prêté des qualités imaginaires à certains, j’ai accordé du crédit à leurs paroles.

J’ai cru que quand quelqu’un disait qu’il était naturel en musculation, qu’il ne prenait pas de produit dopant, que c’était le cas.

J’ai cru que tout le monde était honnête et sincère alors j’ai appliqué tous les conseils que l’on me donnait.

J’ai cru que personne ne me voulait du « mal » (On pourrait débattre sur sa définition).

J’ai cru, comme une de mes élèves m’en parlait il y a quelques jours, que je pouvais compter sur les gens, sur tous les gens.

Et puis la vie m’a amené à être déçu. Je ne dirais pas à subir des déceptions mais à être déçu.

Je suis contre la notion de fan, je suis fanophobe d’après toi, parce que je n’ai pas envie et surtout que je ne le souhaite surtout pas, comme le dit Edouard Bear dans l’interview que tu as mis en lien : « Convaincre par l’imagination plutôt que par l’intelligence ».

Je n’ai pas envie de convaincre par les émotions, je n’ai pas envie de vendre du rêve.

Oui, parce que j’ai été trompé, j’y ai cru plus que tout.

Je veux convaincre par l’exemplarité, par la raison, par l’information.

Je ne veux surtout pas utiliser les stratagèmes expliqués dans des livres comme « Influence et Manipulation » ou « Le petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens ».

Je n’ai pas envie et j’ai, en plus, horreur des biais cognitifs qui sont utilisés à foison pour nous vendre tout et n’importe quoi, pour faire de nous des consommateurs, pour nous faire voter à notre « insu ».

Je ne veux surtout pas prendre les gens pour des cons et comme tu le dis si bien, c’est mon positionnement.

Je ne veux surtout pas vendre du mensonge, de l’hypocrisie pour « gagner » au détriment des autres.

Je veux gagner avec les autres sinon ça n’a pas de sens pour moi.

Le Patreon est un bon exemple.

Je ne l’ai pas créé pour devenir riche, pour qu’il subvienne à mes besoins.

Je n’en ai pas besoin pour me payer un café.

Je l’ai créé pour la symbolique qu’il représente.

Parce que je crois et que j’en suis persuadé aujourd’hui que c’est un reflet d’une vision.

J’insiste souvent sur le chiffre 100 car c’est un chiffre rond mais si nous étions 200, 300, 400… Ce serait encore mieux.

Car cela me montrerait que ce mouvement « Ensemble pour faire mieux que seul » parle à de plus en plus de personnes.

Le nombre de Patreotes est un reflet de l’évolution de cette vision car tout le monde, absolument tout le monde peut mettre 2 dollars par mois pour encourager ce qui l’aide, pour ce qui est un cadeau (Cf ce Leadercast).

Alors quand je vois que « je perds », je devrais dire que nous perdons des Patreotes, j’ai l’impression que nous régressons.

Comme j’en parlais avec Hugo hier soir, un de mes anciens élèves en suivi-coaching et qui suit actuellement la Formation SuperPhysique, je vois dans la régression et la non-évolution du nombre de Patreote, mon propre échec.

J’y vois mon incapacité à « convaincre » ceux qui demandent à agir par choix et en connaissances de cause, à se remettre en question.

Malgré tout, parce que c’est moi, je ne renonce pas, je ne peux pas renoncer parce que j’estime que la vie, c’est agir, c’est faire, c’est ne pas abandonner.

Abandonner ? C’est la mort et je ne peux m’y résoudre car je suis convaincu, peut être à tort, que je peux changer, en partie, les choses.

Donc oui, je suis surpris quand je « perds » des Patreotes car cela signifie que certaines personnes « donnaient » peut être par fanatisme, pour un « rêve » que je vendais malgré moi.

Pour revenir sur le sujet de la déception,

Je prête, et c’est souvent qualifié de défaut par certains de mes proches, beaucoup de qualités à tous.

Je me concentre sur les qualités des gens, pas sur leurs défauts.

Ainsi, j’ai tendance à prêter des qualités que j’estime avoir à d’autres personnes.

Je comprends que j’utilise mon imagination et je comprends aussi, avec le recul, que l’on ne peut attendre des autres ce que l’on attend de soi-même, que chacun a ses propres « normes ».

En ayant relu plusieurs fois ton message Philippe, je me dis que je suis contre le fanatisme parce que je n’ai pas envie de décevoir.

Je n’ai pas envie que l’on me prête des qualités que je n’ai pas, que l’on m’invente une vie, des activités.

Je n’ai pas envie que l’on se trompe à mon sujet parce que je crois aussi qu’être déçu peut faire mal.

Je souhaite que ceux qui m’écoutent et me lisent comprennent que si je me bouge le cul, eux aussi le peuvent, que je ne suis pas un extra-terrestre, pas spécialement différent d’eux.

Je ne sais pas si tu as lu mon LeaderBook qui est le condensé de presque toutes les biographies et autobiographies que j’ai lu et qui recense donc tout ce que font ceux qui réussissent pour atteindre leurs objectifs mais franchement, décortiqué ainsi, je ne pense pas que quelqu’un oserait dit que c’est trop difficile, que ce n’est pas finalement accessible.

Je ne suis pas contre l’admiration, j’admire certaines personnes mais je suis contre le fanatisme que je différencie par l’absence de raison.

Je crois que la vie, comme je l’expliquais la semaine dernière, c’est d’abord soi avec soi alors en ce sens, j’essaie déjà de ne pas me décevoir quant à mes exigences, à mon insatisfaction permanente.

Je ne suis pas contenté, je ne suis pas spécialement fier de ce que j’ai entrepris, satisfait.

Tu cites une partie de mes projets mais, pour moi, ce n’est rien, ce n’était pas voulu, ce n’était pas programmé, c’est naturel.

Alors doit-on être fan ce qui est venu comme ça ?

J’oserais dire que non mais qu’on peut s’en inspirer. C’est d’ailleurs ce que j’expliquerais en détail dans mon livre qui sortira en décembre « The Leader Project ».

Tu le comprends peut être mais j’ai du mal avec l’irrationnel.

J’aime la raison, la logique, je n’aime pas ce qui n’est justifié en partie par les histoires que l’on peut se raconter et qu’on croit plus que tout.

Est-ce que j’empêche de s’inspirer de mon parcours en militant pour la raison ?

J’espère, en fait, inspirer ceux qui utilisent leurs raisons, qui vont se bouger pour réaliser leurs projets.

C’est encore une fois une question de cible, je ne veux surtout pas avoir comme j’ai pu le voir par le passé, des gens être fan aveuglément, me dire qu’ils adorent mon travail pour me rendre compte deux minutes plus tard qu’ils ne savent mais alors pas du tout ce que je fais.

Ça, ça fait du mal aux gens, de vivre dans leurs rêves, dans leurs imaginations, de ne pas mettre pieds à terre et d’ouvrir les yeux.

Oui, on peut rêver toute sa vie, c’est un choix mais ce n’est pas celui que je souhaite promouvoir et encourager.

La question n’est pas de faire mieux que moi, c’est une erreur qui est trop enseignée à mon sens. C’est de faire mieux que soi, c’est de faire différemment, à sa sauce, de s’affirmer.

Je pense que beaucoup d’entre nous sont à la recherche de ces différences parce que comme je ne sais plus qui le dit : « Si nous avons les mêmes valeurs, alors nos différences nous enrichissent ».

Essayez de faire mieux que son voisin en le copiant, ce n’est pas la société que je souhaite encourager. Je souhaite encourager l’innovation, pas la guerre, pas la réussite des uns au détriment des autres.

Est-ce que si personne ne m’avait jamais déçu, j’en serais là aujourd’hui ? Non, c’est une certitude. Je n’aurais pas eu ce « combat » qui m’anime chaque jour.

Mais qui sommes-nous en fait pour être déçu d’autrui ?

Nous avons déjà tellement à faire avec nous-même.

Être déçu des autres, c’est leur placer des attentes dont ils n’ont parfois même pas conscience et qu’ils n’ont que faire.

Comme l’a cité Michel dans un récent commentaire selon Henry David Thoreau : « Somme toute, il faut bien se rendre à l’évidence que mener une existence est à la fois très personnel et silencieux. »

Nous devons arrêter d’être déçu de tout et de rien parce que personne ne nous doit rien et n’a pas la même notion de la réciprocité, même si ça peut faire mal au cœur (émotion) parce qu’on n’a pas réfléchi plus loin que le bout de son nez.

Je pourrais lancer un autre débat, celui de devoir souffrir pour grandir ? C’est un sujet qui est d’ailleurs bien abordé, je trouve, dans le livre « 12 règles pour une vie » de Jordan Peterson.

Nous devons arrêter de juger tout ce qui se passe et je sais ô combien cela est difficile.

Je ne sais plus qui disait que les petits gens parlaient des autres tandis que les « grands » parlaient des idées.

Je préciserais que ceux qui réussissent parlent avec eux-même pour commencer, d’eux mêmes !

Nous n’avons pas être déçu de quoi (ou de qui) que ce soit parce que ce serait s’accorder trop d’importance comme si nous faisions la loi pour tous, nous qui avons déjà du mal à nous imposer nos propres lois.

Je ne suis pas du même avis que Pierre Desprogres.

Pour moi, un vrai ami est quelqu’un qui ne va pas te décevoir parce que vous êtes sur la même longueur d’ondes.

Peut être suis-je rêveur pour le coup mais si mes émotions prennent le dessus sur ma réflexion et que quelqu’un me déçoit, alors il ne peut plus être mon ami, il ne peut plus faire réellement parti de mon entourage et partir à la conquête du « soleil » à mes côtés.

Un véritable ami est celui qui ne te juge pas et sur qui tu peux compter, qui a les mêmes valeurs que toi.

Oui, je peux « pardonner » partiellement à quelqu’un qui m’a déçu mais pas complètement et pas au point de redevenir ami surtout si je considère cela comme une trahison. Je suis bonne poire mais pas super bonne poire non plus.

Le « problème » serait donc plus par rapport à ma vision de moi parce que ce n’est jamais assez, que je n’en fais jamais assez et que je n’ai pas envie de décevoir.

Je n’ai jamais l’impression d’en faire assez et je ne veux pas « vendre » de faux espoir.

Je ne veux pas que des gens imaginent et se trompent sur mon compte.

Alors c’est ma façon à moi de dire, quand je m’exprime au sujet du fanatisme : Ne me croyez pas plus beau que je ne le suis (Même si je suis très beau :D).

Je suis comme vous, avec mes qualités et mes défauts et si je peux le faire, vous le pouvez.

Voilà le message.

Rudy

PS : Si vous croyez dans ma vision, ça se passe par là.

10 réponses
  1. Romain Colas
    Romain Colas dit :

    Bon je suis pas encore professeur, bientôt j’espère, mais je vais essayer de te donner quelque pistes sur le système de notation et de compétences.
    Je vais te donner quelque pour (+) et contre (-) avant de te donner mon avis. Je vais rester basique car on pourrait en parler des heures. Les personnes qui sont déjà dans le métier feront certainement ça mieux que moi et en plus développé mais voici ma petite contribution :

    L’évaluation par compétences :
    + Un système qui décourage moins les élèves, ne les confronte pas les uns aux autres.
    + Un meilleur moyen de cibler les points forts / faibles de chaque élèves afin de mieux les accompagner.
    + Meilleur moyen pour les élèves de retravailler leurs lacunes.
    + Un système qui semble faire ses preuves à l’étranger.
    – L’enseignement supérieur n’en a rien à carrer du système de compétence actuellement.
    – Le bac est évalué avec des notes mais il faut noter les élèves avec des compétences durant leur scolarité ?
    – Evaluer par compétence c’est une horreur pour le professeur. Ça bouffe un temps monstre, (et il faut comprendre que même si ils aiment leur métier, ils en ont parfois marre de bosser gratos ou sans revalorisation de leur salaire, mais ça il ne faut pas le dire au français moyen) faire ça pour plus de 30 élèves par classe c’est vite chronophage pour au final…
    – … ne pas avoir les moyens de répondre aux besoin de ces élèves ! Avec des classes surchargées comment faire pour s’adapter à chacun alors que les heures de cours sont de plus en plus réduites ? On fait comme avant, on s’adapte au plus grand nombre en essayant de raccrocher tant bien que mal ceux qui sont à la traîne.
    – Les parents sont dépassés par le système de compétences, ils n’ont pas grandis avec. Ils n’arrivent plus à suivre efficacement la scolarité de leurs enfants.

    Le système de notation classique :
    + Un système qui prépare à la vie réelle. La vie c’est une compétition permanente, que ce soit pour trouver un travail ou autre. De plus, avec l’évolution actuelle de notre société cela prend de l’ampleur. Avec internet, les gens passent leur temps à recevoir des notes, mettre des notes et laisser leurs avis. Il est maintenant possible de noter magasins, restaurants et tout autre établissements, lieux… Fuir les notes c’est fuir la société qui nous attend.
    + Beaucoup d’élèves ont toujours un affect pour ce système. Par exemple la question classique lorsque l’on rend une grille de compétence c’est « Oui mais monsieur/madame, ça vaut combien ça ? »
    + Une compétition saine pour beaucoup d’élèves qui tentent de faire mieux que leurs camarades sans la prétention de les rabaisser.
    – Des élèves qui n’arrivent pas à voir le bout du tunnel et pensent être « des bons à rien ». Certains se font broyer par ce système et pensent n’avoir aucun atout.

    D’ailleurs tu vois, on est jamais réellement neutre. Je voulais mettre autant de bons points que de mauvais points à chaque système mais je n’ai pas réussis. Rien qu’en lisant mon commentaire, on devine mon parti.

    Je ne suis loin d’être contre le changement. Cependant avec ce système de compétence je ne pense que l’on ait trouvé la panacée. Selon moi les notes /20 restent notre meilleur alternative pour le moment.

    Bien sûr, chacun a son avis !

    Répondre
  2. Grace
    Grace dit :

    Moi je peux donner un exemple consernant votre remise en question sur le fait de faire le cardio avec la musculation ça prouve que vous etes quelqu’un de tres simple qui reconnais ses erreurs en plus je ne vous est jamais entendu declarer que vous etes le meilleur ou que vous etes un expert. Donc celui qui pense qu’il est deçu par vos reflexions, c’est de sa faute parce qu’il voulais faire de vous le Dieu de sa vie c’est dire qu’il ne voulais pas vous consulté pour ameliorer ses reflexions mais plutot copié votre vie.

    Répondre
  3. Théo Moreau
    Théo Moreau dit :

    Salut Rudy,

    J’ai bien aimé ton podcast, mais il y a un point dont tu parles où je suis à moitié d’accord. Tu dis que tu rejettes absolument toutes les pages de vente qui jouent sur l’émotionnel et la « manipulation » car cela va contre tes convictions et tes valeurs, à savoir : arrêter de prendre les gens pour des cons.

    De mon point de vue d’entrepreneur très novice, mais pas pour autant irréfléchi et incompétent, je me rends compte que si je ne travaille pas dans mon projet la présentation de mes services, je risque de perdre l’opportunité d’impacter un bon nombre de personnes.

    Je l’admet car je l’ai déjà vu, que les biais cognitifs sont souvent utilisés malhonnêtement. Mais ils ne sont pas pour autant utilisés par TOUT LE MONDE de cette manière. Encore une fois, il faut faire attention à ne pas généraliser.
    Pour ma part, je me forme dans la technique de persuasion en utilisant le registre émotionnel parce que 1) Je ne suis pas du tout un bon vendeur 2) Mes convictions et mon engagement ne suffisent pas à convaincre. Peut-être que toi ton honnêteté et les valeurs que tu véhicules peuvent te permettre de ne plus chercher à convaincre, car ton « empire » le fait à ta place. Mais moi, qui n’ai encore pas un seul client, je ne peux pas me le permettre.

    Je dois attirer ceux qui ont besoin de moi, et le meilleur moyen c’est par les émotions. Et cela ne veut pas forcément dire que mes intentions sont malhonnêtes, les émotions sont simplement le moyen de convaincre ces personnes de prendre mes services dans le but de les aider à devenir meilleurs. Car peut-être que sans ce travail de persuasion, ils ne feraient jamais le premier pas d’acheter un produit (formation, livre ou coaching) qui les pousse vers la réussite et ils n’auraient donc pas l’opportunité de changer leur vie.

    Malgré tout, une problématique me trotte l’esprit. On sait que l’achat sous la raison est plus justifiée que sous l’influence des émotions, mais cela signifie-t-il que l’achat sous les émotions tend à rendre la personne moins engagée dans la « consommation/utilisation du produit » que s’il achetait par la raison ? A réfléchir…

    Au plaisir de se voir le 23.
    Théo

    Répondre
  4. Pierre BOUTTIER
    Pierre BOUTTIER dit :

    Salut Rudy,

    Tu répète que tu n’aime pas faire comme les autres, mais ne penses tu pas qu’en réagissant ainsi tu ne t’influence pas toi même dans le mauvais sens ?

    Ne devrais t-on par faire les choses, pas par rapport à quelque chose ou à l’avis de quelqu’un, mais parce que c’est la bonne chose à faire, le bon choix ?

    Répondre
  5. michel VARIN
    michel VARIN dit :

    La belle Antiquité fut toujours vénérable
    Mais je ne crus jamais qu’elle fut adorable.
    Je vois les Anciens sans plier les genoux.
    Ils sont grands, il est vrai, mais hommes comme nous.
    Charles Perrault

    sur la compétition, j’ai longtemps gardé un point darwinien aussi. mais pour être juste, il ne faut pas occulter la coopération et la complémentarité qui tiennent une grande place dans la nature. l’évolution des espèces n’est pas dûe à la victoire du meilleur, mais au succès d’une parmi ses nombreuses tentatives. si deux millions de spermatozoïdes se lancent à la conquête de l’ovule ce n’est pas pour faire la course, c’est pour sécuriser le succès de l’opération ; une « victoire » est une vue de l’esprit comme ce le serait d’imaginer que la première goutte d’orage à toucher le sol ait gagné quoi que ce soit.
    toi-même, plutôt que d’être le meilleur ou presque (réponse dans deux semaines :-), je suppose que tu te retrouves bien plus dans cette belle idée que de Maurice Barrès : « Pour chaque être, il existe une sorte d’activité où il serait utile à la société, en même temps qu’il y trouverait son bonheur. » au sein d’une meute de loup, l’ancien ferme la marche, les autres se partagent les rôles de pisteur, de rabatteur, de tueur, et la responsabilité de leader est convoitée par le plus aguerri, mais ne définit pas de meilleur. les tribus humaines fonctionnaient de la même façon à la chasse, le plus fort sachant qu’il n’était pas le plus rapide, l’oeil de lynx n’étant pas le plus fort… c’était la coopération qui faisait le succès d’un groupe de chasseurs, comme aujourd’hui d’une équipe de sport collectif.
    c’est une perversion de notre société, qui met en troupeaux scolaires des enfants du même âge, alors que la vie a toujours fonctionné par clan ou par village, avec des grands qui aident les petits, un boiteux, un débile, et le moteur était de devenir comme le plus grand, puis adulte, pas d’écraser son égal. d’ailleurs tels que tu décris les superphysiques games et d’après ce que j’en ai vu, il me semble qu’il s’agisse bien plus de créer l’émulation grâce à laquelle chacun devient meilleur que lui-même que de savoir combien de répétitions vous séparent. celui qui aura dépassé ses propres objectifs sous les encouragements sera bien plus fier à sa place de deuxième que s’il recevait une médaille pour la moitié de ce qu’il fait d’habitude. le premier a simplement besoin du deuxième autant que « le chef est un homme qui a besoin des autres ».

    un petit cadeau sur un de tes thèmes favoris :
    L’un des caractères distinctifs des siècles démocratiques, c’est le goût qu’y éprouvent tous les hommes pour les succès faciles et les jouissances présentes. Ceci se retrouve dans les carrières intellectuelles comme dans toutes les autres. La plupart de ceux qui vivent dans les temps d’égalité sont pleins d’une ambition tout à la fois vive et molle ; ils veulent obtenir sur le champ de grands succès, mais ils désireraient se dispenser de grands efforts.
    Alexis de Tocqueville

    Répondre
    • Julien.c
      Julien.c dit :

      Cela reprend vraiment l’esprit des superphysique Games Michel, s’il n’y a pas de deuxième il n’y a pas de 1er, l’un n’existe donc pas sans l’autre le fait de pouvoir compter sur le soutien et l’émulation nous pousse à faire mieux ensemble que seul, et en terme de sens il ne faut donc pas confondre compétition et compétitivité, ou la vie est une compétition avec les autres comme le dit Rudy pour un entretien d’embauche par exemple, mais que fera celui qui n’a pas était choisi =il sera pris ailleurs et trouvera sa place àfin que le monde créer une sorte d’eco système équilibré, à condition bien sûr que ce même individu se soit « battut » pour obtenir et faire valoir ses Compétences.

      Lorsque j’étais à l’armée, dans l’infanterie, il était plus que claire que seul on ne va nul part… On sait d’entrée que sans l’éclaireur le tireur n’avance pas et sans tireur l’éclaireur ne sert à rien. (j’ai vite quitté les rangs, par chance, et je n’ai jamais eu besoin de tirer).

      Alors même pour le système de notation scolaire je reste persuadé que le problème n’est pas de savoir s’il faut remettre ou non les notes sur 20,mais de comment la notation est perçu par l’élève, en a t il tiré une leçon, saura-t-il progresser grâce à cela ? La réponse est souvent, et je le sais car j’ai souvent eu l’amer expérience étant plus jeune d’être moqué ou d’en voir d’autre être traité de nul par les professeurs dépassés ou par les élèves mal éduqué.
      Le nouveau système est donc à mon sens plus sain pour ce que vivrons ces jeunes.
      J’aime beaucoup l’approche de Michel, très enrichissant !

      Répondre
  6. Adrien ANTHONY
    Adrien ANTHONY dit :

    Bonjour Rudy!
    Je crois que j’étais fan de toi avant de te rencontrer et que depuis, je ne le suis plus.
    En 2017, après avoir fait le tri sur internet de ce qui paraît bien ou pas sur la muscu et donc après des mois voir presque un an, d’observations, de recherches de documentations je me suis vite rendu compte que les seuls sur internet à promouvoir quelque chose de « vrai » et « authentique » dans ce domaine étaient toi, avec le club SP.
    Après quelques mois de pratique, j’ai suivi tes recommandations et je suis venu à Annecy l’an dernier; pour tout dire, j’ai failli faire demi-tour devant la porte, dans le couloir tellement l’appréhension m’avait pris les tripes! Comme si j’allais renoncer, là, devant une chose si simple, ouvrir une porte, dire bonjour, pousser et tirer une barre à fond…cette porte, vers un nouveau monde, tout un symbole.
    Cette porte je l’ai ouverte et je suis entré dans la salle du temps et, tout de suite, je me suis dit que j’étais là où il fallait quand bien même je ne connaissais absolument personne.
    L’appréhension est revenue au moment de te serrer la main; « dire bonjour » une chose si simple encore.
    Finalement, tu es comme tout le monde, mais pas tant que ça. (tout le monde ne fait pas le quintal ..)
    J’ai beaucoup observé au SPGym, je n’y ai vu aucunes des peurs, des frustrations, des craintes, des préjugés, des reproches, mises à l’écart des plus faibles, que l’on retrouve au quotidien dans la société d’aujourd’hui; mais j’y ai vu les plus belles qualités humaines: la fraternité, la bienveillance, le sérénité et l’émulation positive, la passion et SURTOUT une putain de générosité.
    Et toi, Rudy, au milieu de tout ça rayonnant, solaire, « à la maison », te nourrissant de ces sensations, les distribuant aussi.

    C’est pour ça que je ne suis pas venu poser avec toi pour la photo (et surtout parce que tes bras sont beaucoup plus gros que les miens, et les pecs, et les épaules..enfin bref, passons! ^o^’).
    C’est pour ça que je ne t’ai pas demandé une « dédicace » de ton livre que j’avais pourtant amené dans mon sac à cet effet.

    Je crois qu’en venant au SPGym on comprend l’esprit dans lequel tu souhaites nous faire évoluer, on comprend la vision du monde tel que tu le vois. Cela se ressent dans tout ce que tu communiques sur les réseaux, les forums Sp, tes podcasts mais au SPGym, ça nous pète en pleine gueule !

    C’est pour ça que je ne suis plus fan, heureusement, et que je viendrai autant que je pourrai au SPGym pour me nourrir (et pas qu’au resto!) et apporter le peu que j’ai à apporter.
    MERCI =)

    Répondre
  7. Pierre Antoine
    Pierre Antoine dit :

    Salut Rudy! Merci une nouvelle fois pour ce podcast qui pousse vers le haut 👍. No coment sur ta vision du fan , il est très intéressant d’admirer telle personne, artiste, sportif, cela peut s’avérer être une bonne source d aspiration. Après je pense que beaucoup de personne confonde « être fan » et  » etre adminirateur ». Quand Elles disent qu’elles sont fan de telle ou telle personne, en réalité elles doivent être seulement admiratrices 🤔 A+ PA. PS: pour info j’ai mis à jour ma carte bleu 😁

    Répondre
  8. Jerome Belinguier
    Jerome Belinguier dit :

    Pour te donner mon avis Romain, je pense que l’on peut faire une analogie du « système scolaire  » avec la musculation telle que nous la pratiquons ici, la méthode SP.
    J’ai l’impression que les programmes scolaires, les méthodes d’enseignement, les notations, les examens…etc, sont sans cesse changés sans véritable remise en question raisonnée, comme si il y avait un programme magique à trouver et mettre en place. Hors ,comme pour la musculation avec des programmes changés tous les mois ,des exercices exotiques, des séries uniques, des entrainement à la sensation…etc, cela ne fonctionne pas.
    Les choses qui fonctionnent pour enseigner sont connues depuis des dizaines d’années et je penses avoir eu la chance de faire partie des derniers à en bénéficier (j’ai passé 2 fois le Bac, une fois Bac C une fois Bac S, quel changement à 1 an d’intervalle !!!! Belle connerie oui ! Bref…)
    Nous savons tous comment son structurés les programmes SP , et bien les programmes scolaires feraient bien de s’en inspirer jusque dans les les détails, en prenant pour base les 3 facteurs de l’hypertrophie :
    Une quantité de travail mesurable qui serait le temps de concentration pour faire ses devoirs / exercices, on ne passe pas du jour au lendemain d’une rédaction de 1h à une dissertation de 4h
    Une intensité de travail mesurable qui serait la difficulté des exercices, de l’addition aux fractions…..puis aux équations….etc.
    Et pour finir et non des moindres , la progression avec des repères fiables et mesurables. Sans notation de ce dernier point on est tout simplement perdu, on abandonne facilement.
    Je rajouterais juste la notion d’objectif étape pour avoir une marche , un niveau à atteindre.
    Donc je suis du même avis que toi avec des arguments un peu différents et si on change les chose pour changer sans apporter un « plus » ,un « mieux » , ne changeons rien. J’ai souvent pesté contre les « vieux » qui me disaient « c’était mieux avant » et je dois avouer que je me sent de plus en plus vieux 🙂

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *