Nos vraies limites

NOS VRAIES LIMITES

28 novembre 2018

D’aussi loin que je me souvienne, notre entourage plus ou moins proche, nous a toujours dit ce dont nous étions capable.

On nous a dit que telle action était possible quand celles qui nous faisaient vraiment rêver étaient à classer dans la catégorie impossible, que jamais nous n’y arriverions.

En discutant récemment avec l’un de mes élèves via mon site RudyCoia.com, je me suis rendu que ces histoires (Oui, c’est bien le mot que j’utilise) étaient encore bien ancrées en nous et définissaient clairement notre comportement face à l’adversité.

Ayant l’habitude répéter, peut être en vain, que c’est parce que c’est difficile qu’il faut le faire, j’aimerais vous pousser une nouvelle fois à remettre en cause ce que vous avez pris pour acquis, que vous appliquez encore aujourd’hui.

Pour commencer, vous devez savoir qu’aujourd’hui, absolument personne ne sait ce dont vous êtes capables, je dis bien personne. J’ai largement explicité cela dans ce LeaderCast :

Quelque soit le spécialiste à qui vous posez la question, quelque soit le sujet, intégrez le fait qu’il n’en sait absolument rien.

Je suis bien placé pour vous en parler pour avoir démocratisé l’analyse morpho-anatomique en musculation (Cf Tome 1 et 2 de la Méthode SuperPhysique) qui permet de prédire les points forts et faibles que l’on va développer au fur et à mesure de sa pratique mais qui a été détournée de son but premier en permettant à des personnes d’abandonner avant même d’avoir commencé, croyant (pourtant, ce n’est écrit nul part) que l’analyse morpho-anatomique permettait de déterminer le niveau que l’on pouvait atteindre.

Or, il ne s’agit que d’identifier en amont certaines difficultés que l’on va rencontrer et d’agir en prévention afin de réduire son risque de blessure pour mieux progresser sur le moyen et long terme.

Certes, des tendances se dessinent grâce à toute l’expérience que j’ai pu accumulé depuis 2006, en ayant coaché dans le monde entier plusieurs milliers d’individus différents mais je peux, pour illustrer notre sujet du jour, seulement donner une tendance, une généralité, une moyenne de ce qui va se passer.

Je ne peux pas, et aucun spécialiste ne le peut, prédire avec exactitude votre avenir et vos possibilités car et c’est le deuxième point essentiel à intégrer : Vous êtes unique.

Cela signifie que les moyennes ne vous concernent pas directement. Elles sont un indicateurs mais clairement pas votre norme.

Nous avons tendance à prendre les moyennes comme étant des règles absolues quand elles ne sont, en fait, qu’un résultat d’un échantillon d’individu tous différents, plus ou moins éloignées en terme de possibilités.

Si je dis qu’en moyenne, on court le 100 mètres en 16 secondes, cela ne veut pas dire que tout le monde le court dans ce temps.

A un bout de l’échantillon, il y a Usain Bolt qui a fait 9 secondes et 58 centièmes et de l’autre, il y a peut être Roberta, 98 ans, qui marche très très doucement et qui mets 38 secondes pour faire la même distance.

Qui vous dit que vous n’êtes pas une exception ?

Et je vais même vous le dire, la traduction de « vous êtes unique » est « vous êtes une exception ».

A partir de là, la troisième point est de comprendre que nos croyances déterminent ce que nous pouvons faire. C’est ce que l’on appelle communément les croyances limitantes, dans le sens où dans la majorité des cas, nous nous imposons des limites bien trop basses par rapport à nos possibilités.

J’en ai souvent l’exemple via l’envoi de vidéos par mes élèves que je suis à distance qui arrêtent une série, non pas parce que la répétition suivante est impossible, mais parce que, pour eux, elles n’étaient pas possibles.

C’est une nuance fondamentale à comprendre qui change tout.

La question est : Pourquoi arrêtent-ils leurs séries et pourquoi pensent-ils que la répétition suivante est impossible ?

La première raison est qu’ils se pensent véritablement au bout de leurs capacités, ils pensent, souvent à tort, ne pas pouvoir faire la répétition de plus.

La deuxième raison qui aide la première à être appliquée, c’est qu’ils sont entourés d’individus qui font la même chose, qui pensent se donner du mal quand c’est loin d’être le cas, qui arrêtent donc leurs séries avant même qu’elles aient commencées, avant même que cela compte pour progresser.

Si tout le monde fait la même chose, c’est ce que l’on doit faire, non ?

Bien sur non ! Pour sortir de la norme et avoir des résultats, atteindre ses objectifs, nous devons justement faire ce que personne ne fait :  Faire la différence.

Certes, notre société est de plus en plus confortable mais ce n’est pas pour cela que vivre une vie épanouie est de plus en plus facile. J’oserais même affirmer que c’est tout l’inverse qui se produit.

Tout étant facilité, nous nous retrouvons à ne plus savoir quoi faire de notre temps, à errer tels des zombies dans un monde où tout est à portée de mains sauf l’essentiel.

A en oublier que ce qui compte ne s’obtient pas facilement et encore moins en faisant comme la majorité qui prend les moyennes et la norme comme étant la base de la vie.

Si tout le monde fait pareil, c’est qu’ils ont raison, non ?

C’est « drôle » car mon raisonnement est tout l’inverse : Si tout le monde fait pareil, c’est qu’il y a une anguille sous la roche et que ce n’est justement pas si acquis que cela.

J’ai même tendance à penser que c’est justement tout l’inverse qu’il faut faire en exagérant un peu.

Donc si tout le monde s’arrête quand ca devient « difficile », relativement parlant, en reprenant notre exemple, en arrêtant une série de musculation en même temps que tout le monde, que vais-je bien pouvoir atteindre comme objectif ?

Voulez-vous être moyen ? Être dans la norme ? Faire comme tout le monde ? Et vous comptez réaliser vos rêves comme ça ?

Laissez-moi, encore une fois, vous dire que vous vous trompez.

Pourquoi certains réussissent des projets absolument incroyables, fous ?

Parce qu’ils ont justement décider de faire comme eux le décidaient, avec leurs propres règles, leurs propres croyances, envers et contre tout.

Quand j’avais 16 ans sur les premiers forums de musculation, de nombreuses personnes me disaient que je n’arriverais à rien (Il y en avait quand mêmes quelques-uns qui m’encourageaient à persévérer). Ils voyaient mes photos de progression chaque année et disaient voir que je n’étais pas fait pour la musculation.

Quand j’annonçais à la même période que j’atteindrais 50 centimètres de tour de bras, ce qui est une mensuration vraiment incroyable pour un pratiquant de musculation sans dopage, sachant qu’obtenir déjà 40 centimètres est une belle « performance » après quelques années d’entraînement, impossible était le mot qui revenait le plus souvent.

Quand plus de 10 ans après, sans jamais avoir arrêté ou abandonné (ce que tout ceux qui me disaient « impossible » ont fait), j’ai pratiquement atteint ce chiffre symbolique, cela prenait tout son sens pour moi.

Parce que j’avais cru cela possible, parce que j’avais toujours détesté que l’on me dise ce que je pourrais faire ou ne pas faire, parce que je ne suis pas celui qui reçoit les ordres et obéis tout comme vous ne devez pas l’être.

Si vous êtes ici, sur LeaderCast, en train de me lire, c’est que vous êtes un Leader pour vous même et/ou que vous souhaitez le devenir.

Vous n’avez pas suivre les dogmes et les croyances de ceux qui n’en savent pas plus que vous.

Je vois bien, au fur et à mesure du temps, que le réel problème dont souffrent les gens est le manque de confiance en eux.

On nous rabâche sans arrêt ce mot « Impossible », comme si c’était ainsi et que nous n’avions aucun pouvoir dessus.

Pourtant, il ne tient qu’à nous de vivre notre vie comme nous l’entendons, en définissant nos possibilités.

Comment ai-je fait pour me transformer autant physiquement ? Parce que je ne me suis jamais fixé de limites. Quand on me disait « Impossible », dans ma tête, je me disais « Certainement pas ». Cela me boostait, me motivait de montrer que j’étais capable de bien plus que ce qu’ils pensaient.

Face à l’adversité, il n’y a de toute façon que deux possibilités :

  • Abandonner, fuir et se poser en victime ce qui est très facile à faire.
  • Prendre ses responsabilités, agir et faire du mieux que l’on peut pour se transcender et réussir ce que l’on a décidé pour soi.

Parce que je crois également que la confiance en soi est quelque chose qui se développe et qu’on essaie régulièrement de nous endormir sur notre propre possibilité.

Ceux qui manquent le plus de confiance en eux sont ceux qui essaieront de vous démoraliser, de vous dire que c’est impossible. Ils pourront même agir pour vous compliquer la vie, telle est la nature humaine.

Cela me rappelle une histoire que j’ai lu dans la biographie de Bernard Tapie qui résume bien cela :

« Marianne a deux filles. L’une, Corinne est vive, remuante et adorable. L’autre s’appelle Jalouse.  Un jour qu’elles vaquent à leurs occupations dans l’appartement de Marianne, une fée apparaît avec tous les attributs propres à la profession : Une superbe baguette, un halo d’étoile, une robe somptueuse… Elle se tourne vers Jalousie : « J’ai une bonne nouvelle, lui dit-elle. Je suis venue exaucer tous tes vœux. Tu peux me demander tout ce que tu désires. » Jalousie est ravie. Corinne, un peu timidement, intervient : « Et moi, bonne fée ? » – « Toi, ma chère petite Corinne, je te donnerais le double de ce que je donnerais à ta sœur ». Cris de colère de Jalousie qui s’exclame : « Mais enfin, pourquoi ? Comment ? C’est inadmissible. C’est injuste. » et la fée de rétorquer : « Mais, enfin, Jalousie, qu’est ce que cela peut te faire puisque, de toute façon, j’exaucerais tous tes vœux ? » – « Je ne peux pas accepter que ma sœur ait le double de ce que je peux avoir » La fée insiste : « Ecoute, Jalousie, tu auras tout ce que tu veux. Tu entends ? Tout ce que tu veux. » Jalousie réfléchit, un long silence et elle demande encore « Alors, vraiment ma sœur aura le double de tout ce que j’aurais ? » – « Oui, absolument mais encore une fois… » Jalousie l’interrompt « Eh bien dans ce cas, crève moi un œil ».

Les morales de cette histoire sont fabuleuses. D’un côté, cela montre que plus on a confiance en soi, plus on a soif de vie, plus on transmet son bonheur et plus on est récompensé (La fée offre le double). De l’autre, qu’il faut se méfier comme la peste des personnes jalouses qui ne sont pas prêtes à se remettre en question.

Si nous leurs accordons trop d’attention, elles risqueraient bien de nous traîner avec elles dans les abysses.

C’est pourquoi, l’importance de l’entourage est primordiale comme nous en parlions dans ce LeaderCast :

C’est la loi d’attraction dont les livres et le documentaire « The Secret » parlent abondamment, certes de manière exagérée, mais l’idée est là.

On attire ce que l’on dégage, on réalise ce dont on se croit fermement convaincu.

Nos vraies limites ne sont pas celles que l’on veut nous faire croire, que l’on nous rabâche à longueur de journées depuis que nous sommes nés.

Nos vraies limites apparaissent quand nous avons le courage de compter sur nous-même quand cela compte, quand nous faisons la répétition de plus que personne ne pensait possible et quand derrière, nous en refaisons encore une (Cela me rappelle mes débuts en salle de musculation quand on me disait à chaque séance que je forçais trop…).

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont surprises de la quantité de travail que je fais chaque semaine, des divers projets sur lesquels je travaille et que j’essaie de mener à bien (que j’ai d’ailleurs répertoriée sur RudyCoia.fr).

Mais qui je suis aujourd’hui, ce que je suis et ce que je deviendrais n’est que l’application de ce que je vous dis aujourd’hui.

Ne croyez pas que je vous suis supérieur, loin de là.

Comme disait Mike Tyson avec cette phrase j’apprécie particulièrement : « Je ne suis meilleur que personne et personne n’est meilleur que moi. J’essaie juste de survivre ».

Je modifierais tout même la fin par « J’essaie seulement de vivre ma vie comme je l’entends ».

N’acceptez pas que quelqu’un d’autre que vous fixe vos limites, n’acceptez même pas les limites que vous vous imposez, que vous croyez fermement.

Vous êtes capable de bien plus que vous pensez. Vous êtes capables de faire ce qui compte pour vous.

Vous êtes une exception !

Rudy

Ps : Si cet article vous a plus, pensez à regarder ceci.

 

5 réponses
  1. Pierre Bouttier
    Pierre Bouttier dit :

    Est ce qu’on ne peux pas parler de connaissance limitante, ce qui englobe pour la moi la « croyance » ?
    Et si toutes les connaissances étaient au final toutes limitantes ? Je m’explique :

    L’humanité avait la connaissance que la terre était plate, jusqu’à ce que l’on prouve le contraire. Ils avaient une connaissance limité, et ne refléchissaient que rapport à ce cadre. Ils cherchaient alors tous les arguments qui allait confirmer leurs théories (bias de confirmation), plutôt que chercher à l’infirmer. Maintenant si une personne arrive et n’a pas cette « connaissance », elle ne va pas réfléchir dans le moule et va peut-être arriver à des conclusions différentes (on peux prendre à peu prêt toutes les « découvertes » scientifiques comme exemple je pense).

    Et si les connaissances que l’on a pas ne seraient donc pas plus importantes que celles que nous avons ?
    Ne serait-it donc pas plus sage de faire comme si tout était probablement faux ? Nous ne sommes pas omnicient après tout. Les limites ne sont que celles de l’esprit et de notre compréhension actuelle du monde. Donc agissons comme si nous ne connaissons rien, et nous irons beaucoup plus loin !

    Je part peut-être un peu loin, mais si cela peut faire réfléchir c’est bon à prendre !

    Répondre
    • Dav
      Dav dit :

      En fait, ce que tu dis, c’est de développer son propre esprit critique. Ne pas tout prendre pour argent comptant.
      Ce n’est pas parce qu’ils ont tous tort, qu’ils ont raison. J’aime bien cette phrase.
      Et j’aime bien aussi: il ne savait pas que c’etait Impossible, c’est pour ça qu’il l’a fait.
      Je trouve que ça résume bien ce que tu dis

      Répondre
  2. abdelkadergaaliche@gmail.com
    abdelkadergaaliche@gmail.com dit :

    Salut Rudy je te remercie infiniment pour ces articles que tu publies.ils sont pleins de sagesse basés sur l’expérience .J’admire vraiment ta plume.et cette idée que tu ne cesse de répéter que chacun est unique dans son genre.qu’il ne faut pas se mettre de limites et qu’on peut faire tout ce qu’on veut si on croit dans nos capacités.Un mot à tes dire cher Rudy tu ne me fascine pas seulement par tes capacités physiques mais aussi par ta jolie plume..Bravo et tout mes respects.

    Répondre
  3. Troyette
    Troyette dit :

    Salut Rudy, je viens d’écouter ton dernier podcast à l’instant et j’avoue que c’est se dont j’avais besoins. Je te suis pas depuis des siècles j’avoue, mais j’ai regardé pas mal de vidéo sur YouTube et écoutez pas mal de podcast aussi, je suis quelqu’un de timide, sans trop de confiance en moi et grave à tes réflexions j’ai déjà avancé… Merci 😁 je me suis lancé il y a 1 an pour sortir de ma zone de confort, le défi de créer ma chaîne youtube pour partager des expériences, j’ai aussi découvert la musculation qui m’aide beaucoup aussi, bref depuis je me suis lancé un très gros défi professionnel plutôt fou, une reconvertion à 360 degrés et me former pour devenir coach sportif à 36 ans… Bonne ou mauvaise idée… Je ne sais pas et je m’en fou en faite, il faut savoir être fou non ? J’ai envie de découvrir ce métier, apprendre à ce sujet bref m’enrichir… Je ne parle pas d’argent bien-sûr.. Bref merci pour ton travail et j’espère pouvoir un jour suivre ta formation super physique et même me faire coatcher par toi.. 😁

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *