Livre

En 2004, après trois années à consulter les forums internet de musculation, j’écrivais mon premier article.

Une boutique de complément alimentaire, alors encore en très petit nombre sur internet, organisait un jeu concours afin de gagner un pot de protéine en poudre.

Il faut dire qu’en trois ans, j’avais dévoré tout ce que je pouvais trouver sur ma passion.

J’écumais les moteurs de recherches afin de trouver de nouveaux articles, de nouveaux sites, Youtube n’existait alors pas (une chance sans doute).

A mes anniversaires et différents Noel, je demandais des livres dont le premier fut « Visa Pour le Bodybuilding » de Jean Texier et Lucien Demeillès.

A presque 17 ans, j’avais dévoré chaque jour depuis 3 années plusieurs heures, pour ne pas dire dizaines, d’articles de manière frénétique.

Alors quand ce concours fût organisé, ce ne fût pour moi qu’une répétition, de manière plus professionnel, de ce que je faisais déjà sur les forums depuis quelques mois où j’avais commencé à répondre aux questions que des gens se posaient sur les forums, notamment Smart Weight Training où j’étais devenu la coqueluche « Body ».

Mon premier article concernait l’exploitation de la relation tension longueur afin de déterminer quels exercices de biceps il fallait choisir afin de travailler plus précisément telle ou telle partie (je simplifie volontairement).

Triste est de constater que plus de 15 ans après, ce que j’avais écrit à l’époque, n’est toujours pas acquis par la majorité (La faute à qui, oserais-je demander).

Au fil des années, à force de participer aux divers forums, j’ai pris goût à l’écriture, moi qui détestait véritablement cela à l’école.

Je ne comprenais pas que l’on nous fasse disserter sur des sujets inintéressants, que l’on nous fasse parler pour ne rien dire si ce n’était faire perdre du temps à tous le monde.

C’est peut être de là que m’est venu ce style d’écriture, cette envie de vulgariser, de simplifier en musculation.

J’ai écrit un deuxième article, cette fois-ci bien plus long pour SWT puis un troisième pour le site de mon défunt ami Raphael Lapoirie.

C’était vraiment deux gros pavés (un peu plus long que sur LeaderCast), à l’image de ce que j’écris parfois sur la partie blog de mon site RudyCoia.com

Puis, développant mon activité de coaching, j’ai cessé d’écrire, en dehors des forums, pendant 3 ans.

En 2009, l’idée de SuperPhysique m’apparaissant, j’ai passé tout l’été à filmer et surtout à écrire : 250 articles descriptifs d’exercices et de leurs variantes.

Je croyais mon « travail » fini mais, en fait, je n’en étais qu’au début car pendant 7 années consécutives, j’ai écrit au moins 1 article par semaine qui paraissait tous les samedi ou dimanche sur le site.

Je crois que c’est à ce moment, à force de faire que j’ai attrapé le virus de la « transmission ».

Car j’en ai profité pour écrire de 2009 à 2016, 13 livres numériques afin de faciliter la problématique qu’est devenu la musculation à « cause » de l’avènement des réseaux sociaux qui ont donné la parole à tous sans en avoir forcément la légitimité.

Ce qui est donc assez dingue, c’est qu’aujourd’hui, à l’heure où il n’y a jamais eu autant de contenu disponible, nous sommes plus perdus que jamais via les sur-sollicitations et la sur-information qui n’est parfois que du Bullshit (du moins en musculation me concernant).

Avant d’écrire mon premier livre numérique, je voulais écrire un livre papier.

J’avais commencé et au bout de 50 pages, je me suis rendu compte que celui-ci ne serait pas accessible à la majorité des gens.

Or, quel intérêt existe-t-il à faire un livre de spécialiste ?

C’est pourquoi je me suis concentré sur des guides pratiques afin de faire gagner du temps dans cette jungle que devenait Internet pour se renseigner, comme l’a encore témoigné un jeune auditeur de mon autre Podcast « Le SuperPhysique Podcast ».

Puis au fil des années, je suis monté crescendo.

Du débutant, j’ai commencé à m’adresser aux pratiquants semi-débutants, puis aux intermédiaires et enfin aux confirmés notamment avec mes Formations vidéos muscle par muscle.

Etant devenu une sorte de référence dans le milieu de la musculation, des sollicitations ont commencé à me parvenir afin d’écrire un livre.

J’avais jusque là toujours décliné estimant que cela n’apporterait aucune plu-value à mon travail déjà existant et omniprésent sur la toile.

Que cela ferait redondance et n’avait donc aucun intérêt pour moi.

Que celui qui était intéressé par la musculation tombait forcément sur SuperPhysique, pouvait y lire mes articles, regarder mes vidéos et aller plus loin s’il le désirait en me contactant via mon site personnel.

Puis le monde a changé, rapidement, très rapidement.

Les réseaux sociaux sont devenus l’internet, les discussions qui se passaient en privé sont devenues public et ce que je tentais de faire depuis plus de 10 ans devenaient moins accessibles.

Comme si lire un article sur un site web était devenu élitiste du jour au lendemain.

Alors quand Julien avec qui j’avais animé 100 podcast vidéos sur ma chaîne Youtube m’a demandé une énième fois d’écrire un livre, j’y ai réfléchi plus longuement.

D’une part, car je n’avais besoin de personne pour écrire un livre de musculation et l’auto-éditer moi-même.

D’autre part, parce que j’étais sur, via ma visibilité sur le net, d’en vendre « un petit paquet ».

Enfin, parce que je ne travaille que rarement sous obligation, notamment de temps.

Alors en 2016, j’ai commencé à écrire « La Méthode SuperPhysique ».

En 6-8 mois, j’ai tout écris.

10 Tomes, un peu plus de 600 pages sans les illustrations.

N’étant pas encore totalement décidé à faire un livre avec un éditeur et en collaboration, j’ai repris ma publication de livre numérique.

D’abord le Tome 1 sur la codification de l’analyse morpho-anatomique en musculation ce qui n’avait jamais été fait et que je proposais en tant que service depuis 2012.

Puis le Tome 2, non prévu, afin de clarifier certains points difficiles que les lecteurs avaient eu afin de s’analyser.

Puis, il y a eu le Tome 3 (on en est là aujourd’hui et on verra quand l’envie me prendra de sortir les autres Tomes), qui officieusement devait sortir bien après le premier livre.

En effet, je ne sais pas si cela est drôle mais lorsque nous avons signé nos contrats chez la maison d’édition Thierry Souccar, il était explicité que nos livres devaient sortir en décembre 2017 et en juin 2018.

Avec une remise de tout ce que j’avais écrit fin depuis 2016 à Julien qui avait, pour « rôle » de rendre tout ce que j’avais écrit plus accessible, supprimant les passages qui n’intéresseraient pas le grand public me permettant ainsi de les garder pour sortir des livres numériques plus complet que le livre papier.

En aparté, je parle bien de deux livres, un sur l’entraînement en musculation pour les pratiquants sans dopage et un sur l’alimentation et les compléments alimentaires toujours dans la même niche.

Finalement, le premier livre, après avoir changé de titre, qui devait s’appeler « La Bible de la musculation au naturel » est sortie le 5 juillet 2018, pratiquement à la même date, à une semaine d’intervalle, d’un livre également référence dans le milieu… (Je vais y revenir).

Quant au deuxième livre qui devait sortir pour Noel 2018, après plusieurs emails, silence radio…

Il y a maintenant 3 semaines, j’ai reçu le relevé de ventes du 5 juillet au 31 décembre 2018.

Permettez-moi d’en dresser un premier bilan en répondant à quelques questions que vous vous posez sans doute :

1 – Pourquoi écrire un livre papier ?

Il est vrai que j’aurais pu l’écrire avant, que j’aurais pu faire un condensé de SuperPhysique il y a quelques années déjà.

Mais ce qui m’a vraiment décidé est cette envie de démocratiser, comme cela a toujours été mon but, les « bonnes » connaissances et surtout la bonne méthodologie pour progresser en musculation sans dopage.

Avec la prise de parole de plus en plus de personnes, je me suis rendu compte qu’au lieu de réussir à tirer parti de tout le travail qui avait déjà été fait, les rêves de gloire et de célébrités de certains ont pris l’ascendant sur la raison.

Alors qu’il devrait être plus facile de savoir s’entraîner en 2018 qu’en 2010, par exemple, c’est tout l’inverse auquel j’assiste depuis maintenant quelques années et qui prend malheureusement de l’ampleur.

Ainsi, mon premier but était de rendre disponible mon expérience autre part que sur internet pour faire gagner du temps et éviter des erreurs parfois irréparables.

D’autre part, je pense, notamment avec la Formation SuperPhysique, que je suis arrivé un peu au bout de ce que je peux apporter, que j’ai fait le tour.

Il y a certes certaines petits choses, quelques petits tests que je fais régulièrement en fonction des nouveautés que je vois mais 99% de ce qui permet de progresser est déjà là et suffit amplement pour la majorité des gens.

Je suis donc condamné à me répéter mais tel est le rôle de l’éducateur à la base qui prend en charge de nouveaux élèves.

Enfin, cela me permet de toucher un « nouveau » public qui ne me connaissait pas (du moins en théorie mais je vais y revenir) et ainsi de faire connaître mes autres projets en rapport comme le Club SuperPhysique.

2 – Pourquoi publier un livre avec un éditeur ? 

On m’a souvent démarché au fil de ces années et j’ai toujours refusé de publier un livre papier avec une maison d’édition.

L’expérience de certains amis m’avait légèrement vacciné.

Néanmoins, j’ai décidé de faire confiance aux éditions Thierry Souccar pour la publication de deux livres car mon ami Julien avait écrit plusieurs livres chez eux et possédant plusieurs de leurs livres, leurs recherches de la « vérité » me plaisait.

Lorsque l’on n’est pas dans le milieu de l’édition, on s’imagine qu’un éditeur fait la pluie et le beau temps, qu’il permet de faire vendre un livre ou pas directement.

Mais en fait, son travail est indirecte.

Dans la réalité, le travail d’un éditeur, de notamment celui d’Elvire avec qui j’ai été en contact tout au long de la rédaction du livre est rendre compréhensible au grand public nos écrits de « spécialistes », ce dont on ne se rend pas compte lorsque l’on est dans un milieu depuis des années.

Il est de rendre accessible à tous, notamment à un public « débutant » qui représente 95% de n’importe quel marché (rappelez-vous le podcast sur la règle des 95) vos écrits.

Il est de mettre en forme ces écrits.

Il est d’organiser le sommaire tel qu’une personne « lambda » le voudrait.

Il est de placer des photos au bon endroit quand de moi-même, je n’aurais sans doute mis aucune photo torse nu de moi, surtout en pleine ou double page.

Il est de choisir le prix du livre qui est à 90% codifié par l’industrie, de le faire distribuer dans les librairies.

Il est d’envoyer des communiqués de presse, via ses propres réseaux pour en faire parler.

De sortir le livre au bon moment.

Bien sur, toutes ces actions se font ensemble mais l’éditeur a l’expérience qu’un auteur n’a pas en théorie.

Pour toutes ces actions, en contre-partie, vous ne toucherez presque rien sur les ventes du livre (cf plus bas).

Mais comme le but, à la base, n’est pas de gagner de l’argent avec un livre mais de se faire connaître et de remplir sa « mission », on est prêt à s’asseoir dessus.

3 – Pourquoi prendre un co-auteur ?

Je n’ai jamais eu besoin de personne pour écrire mais il est vrai que j’aime faire des projets à deux.

SuperPhysique s’est fait à deux et j’aime cette notion de travail d’équipe.

Alors lorsque Julien, avec qui j’avais animé un Podcast pendant des années, m’a proposé d’écrire deux livres, un qui serait plus le mien (celui qui est actuellement disponible, sur l’entraînement) et un qui serait plus le sien (sur la diète et les compléments alimentaires en musculation), comme notre duo fonctionnait et plaisait, j’ai dit « okay ».

On est parti sur une répartition 50/50 en estimant que le travail de chacun serait équivalent.

Je n’ai rien à reprocher à Julien de côté là, ses parties et ses relectures ont été, oserais-je, dire parfaites.

De l’autre côté, travailler avec quelqu’un peut être difficile quand on n’avance pas à la même vitesse. Je suis plutôt « rapide » tandis qu’il est « lent ».

C’est ce qui explique le « retard » de parution avec plus d’un an d’écart avec ce qui était prévu (cf point numéro 5 plus bas).

4 – Combien j’ai gagné d’argent avec « Guide de la musculation au naturel » ?

Venons-en au chiffre.

Après négociation, nous avons signé des contrats qui nous garantissaient au minimum 5% chacun sur les ventes, puis 6% et 7% au delà d’un certain volume (je ne me souviens plus lesquels).

Entre le 5 juillet 2018 et le 31 décembre 2018, nous avons vendu exactement 5672 exemplaires dont 308 ont été retournés (Merci la politique Amazon qui permet le renvoi jusqu’à 30 jours après achat…) soit finalement 5364 ventes dont 90% ont été effectués les deux premiers mois (je vais expliquer pourquoi après).

Ce qui signifie donc que je vais toucher 7092,55 euros, soit, comme j’aime compter, un peu plus de 1000 euros par mois durant ce laps de temps avant impôts sur le revenu.

Ce n’est pas si mal considérant qu’en France, on est déclaré Best-Seller à 10 000 exemplaires, ce que l’on devrait finir par atteindre et que la plupart des livres ne dépassent pas la centaine d’exemplaires vendus.

Plus que l’argent, surtout quand on est un entrepreneur à son compte depuis 2006, avoir un best-seller fait du bien à l’ego.

5 – Si c’était à refaire (IMPORTANT)

Si c’était à refaire, je changerais beaucoup de choses.

La première, c’est que je ne prendrais pas de co-auteur si je n’avais pas signé pour un deuxième livre.

Malheureusement à l’heure actuelle, je n’en ai aucune nouvelle alors que j’ai écrit 130 pages (sans les illustrations) concernant un livre sur la diète pour le pratiquant de musculation sans dopage, à mettre évidemment en forme si cela devait sortir pour le grand public et non aux gens qui me suivent depuis des années (Un contenu d’ailleurs déjà disponible dans ma Formation SuperPhysique).

J’imagine que lorsque l’on signe un contrat dans le milieu de l’édition, celui-ci doit finir par être honoré ?

D’autre part, je ne prendrais aucun éditeur et auto-éditerais le livre moi-même.

Sans avoir les chiffres, j’ose parier que la majorité des ventes se fait via Amazon étant donné que je n’ai pas vu mon livre au Cultura près de chez moi et que je ne l’ai vu qu’une fois à la Fnac d’Annecy.

Certes, le livre aurait été moins « beau » (de manière subjective) mais ayant derrière toute l’infrastructure avec Richard qui a mis en forme toutes mes Formations et livres numériques et Micky qui a fait toute la partie graphique du livre (parce que le graphiste avec lequel la maison d’édition travaillait n’avait pas les compétences nécessaires pour dessiner un biceps long ou court, n’étant pas du tout pratiquant de musculation) et qui travaille avec moi depuis des années, je ne pense pas que j’aurais eu à rougir.

J’aurais certainement éviter les photos de moi en pleine page et j’aurais eu la liberté totale (peut être à tort) d’y mettre tout le contenu que j’aurais désiré.

Parfois, je relis des passages et je ne reconnais même pas mon style…. (Ce qui peut être un point positif puisque cela me laisse la possibilité de sortir les autres Tomes de la Méthode SuperPhysique sans coupures, en totalité ce qui permet d’aller plus loin, si l’envie m’en prenait).

Il faut savoir qu’aujourd’hui, n’importe qui peut vendre sur Amazon.

Ainsi, au lieu de toucher 5% comme actuellement, j’en aurais touché, au moins, 10 fois plus pour quelques ventes de moins en librairies.

J’aurais été libre de mettre le prix que j’aurais voulu, même si celui-ci est forcément délimité dans l’industrie du livre (C’est le meilleur rapport qualité / prix que de lire des livres pour acquérir des connaissances).

Car ce qu’il faut avoir en tête, c’est que le travail de l’éditeur, via ses commerciaux est de faire distribuer le livre, de le rendre visible, de le rendre disponible.

Lorsque je ne vois pas mon livre dans les librairies autour de chez moi, quel est l’intérêt pour moi de passer par un éditeur puisque la visibilité online n’est que de mon « dû » ?

En effet, à part quelques passages de quelques lignes dans des magasines (si le livre est passé dans 5 magasines, c’est un miracle) et deux interviews dans des Podcasts à très faible audience, environ 20 fois moins que le LeaderCast (Je n’ose comparer au SuperPhysique Podcast), on peut dire que je m’attendais à une réelle promotion de la part de l’éditeur.

Or, pour avoir écouté de nombreuses personnes ayant publié des livres vendu par dizaines de milliers, il s’avère malheureusement que la majorité des ventes aujourd’hui se fait via la popularité, la visibilité que l’on a.

C’est à dire de la publicité que l’on en fait.

Peut-on donc dire que les commerciaux des maisons d’éditions ne servent pas à grand chose ? Il n’y a qu’un pas…

Le meilleur commercial est celui qui fait le produit, qui le connait, qui sait en parler, qui en est maître et qui est convaincu de la plu-value de son contenu.

C’est pour cela que de nombreux « influenceurs » sans contenu à valeur ajoutée sont très prisés des éditeurs parce que c’est une garantie de vendre.

Plus haut, je vous expliquais que 90% des ventes du livre s’étaient réalisés durant les deux premiers mois.

La raison est simple : J’en ai fait la publicité deux fois par semaine  durant ce laps de temps et en amont pendant plusieurs mois, annonçant des dates de sorties pour finalement revenir dessus à chaque fois pour au final sortir en même temps qu’un livre, certes non-concurrent, mais également très attendu dans le milieu.

Vous comprenez que ce n’est pas la meilleure façon de « lancer » un livre, surtout quand celui-ci devait sortir un an auparavant.

Puis-je également mentionner l’absence de publicité (j’exagère, il en a parlé une seule fois depuis sa sortie) de mon co-auteur ?

Malgré tout, je ne sais pas si j’aurais sorti un jour un livre papier, projet que j’avais en 2012 et que j’avais fini par abandonner,

Si on ne m’avait pas travaillé au corps, si je n’avais pas senti que mon co-auteur avait besoin de « ces » livres pour sa sécurité financière, au moins un temps ?

Alors entre la mauvaise distribution, de faibles gains (cf plus bas), une absence de communication, des retards, une sortie au pire moment (5 juillet…) et le fait que finalement, tout compte sur moi pour le vendre derrière, j’avoue que la pilule est délicate ? (C’est le mot ?)

7 – Et la suite ?

Si je ne fais pas la publicité du livre, celui-ci se vendra de moins en moins (C’est ce qui passe depuis plusieurs semaines).

N’étant pas présent dans les librairies seulement sur Amazon et devant la sortie de plus en plus importante de livres dans tout les milieux, celui-ci est destiné à tomber dans les oubliettes.

Si je n’en fais pas la publicité, pour gagner 1,3 euros brut par vente, celui-ci disparaîtra tout simplement de la circulation.

Il ne faut pas compter sur autrui pour « réussir » mais cela, on le savait déjà.

J’ai cru que cela serait différent dans le milieu de l’édition, qu’il s’agirait vraiment d’un travail d’équipe mais celui-ci fut de courte durée et ce qui comptait vraiment n’a pas eu lieu.

Malgré 137 commentaires et une note de 5 étoiles sur 5 sur Amazon (En 9 mois au moment où j’écris ces lignes) qui prouve la qualité du livre, cela ne suffira pas à le faire durer.

Peut être finira-t-il par devenir un Best-seller à terme,

Mais j’avoue ne pas être motivé à en faire la publicité pour si peu de gain, qui profite plus aux distributeurs (Amazon gagne plus que moi sur chaque vente…), à l’éditeur et autant à mon co-auteur qu’à moi.

En tout cas, j’attends avec impatience ce deuxième livre sur la nutrition.

Et j’imagine que vous aussi ?

L’avenir nous dira ce qu’il advient.

En tout cas, si vous souhaitez écrire un livre, aujourd’hui, ne comptez que sur vous-même pour le vendre et en faire la publicité.

Faites-le sans maison d’édition, sans co-auteur sauf si vous êtes invisible actuellement, sans site, sans réseaux, sans « pouvoir » (Je n’ai d’ailleurs pas vu une seule publicité payante de la part de mon éditeur sur les réseaux sociaux quand on sait que Facebook est la meilleure régie publicitaire actuellement pour se faire connaître…. l’utilisant personnellement pour mon site RudyCoia.com).

Mais concrètement, n’attendez rien des autres, comme dans la vie.

Je pense que l’écriture d’un livre se fait aujourd’hui comme un prolongement de ce que l’on fait déjà ailleurs, pour développer son éco-système (à condition d’être bien distribué) sinon cela n’a aucun sens.

En tout cas, il y a peu de chance que l’on m’y reprenne.

Vous savez tout.

Rudy

Ps : Si vous souhaitez me remercier pour mon contenu, vous devriez lire ceci.

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