Pionnier

« Celui qui croit savoir n’apprend plus alors garde l’esprit ouvert ».

Derrière cette phrase se cache l’un des pionniers de l’entreprenariat sur le web, quelqu’un que je considère comme mon alter ego dans un autre domaine que le mien à la base.

D’aussi loin que je me souvienne, nous avons toujours coexisté, pratiquement commencé au même moment mais avons pris des chemins différents pour un résultat presque similaire aujourd’hui.

C’est pourquoi j’avais à cœur de l’interviewer pour savoir en détail ce qui se cachait derrière cette personne, cette image qu’il donnait pour m’en inspirer mais aussi pour vous livrer nos idées afin de développer son propre Leadership.

Je dois avouer que je n’ai pas été déçu et c’est pourquoi je tiens à vous compter son histoire qui je l’espère vous inspirera tout en vous livrant que j’en retiens personnellement.

Tout commence alors que Greg a 15 ans. Il se passionne pour les arts martiaux et notamment le Wing Chun, un type de Kung Fu à tel point que l’école, notamment le lycée le lasse.

Lui ne pense qu’à s’entraîner ce qu’il fait à hauteur de 20 à 30 heures par semaine.

De concert avec ses parents, ils conviennent de l’aider à assouvir sa passion en le mettant dans un lycée avec des horaires adaptées pour qu’ils puissent s’entraîner à condition qu’il passe avec succès son bac.

Malheureusement, c’était sans compter sur cette passion débordante. En Math, il va même jusqu’à tirer juste un trait sur sa feuille d’examen.

Mais heureusement pour lui, rapidement, il s’est aperçu que plus que l’entraînement, ce qui le passionnait, c’était de transmettre.

Il faut savoir que dans les Club d’Arts Martiaux, souvent les nouveaux venus sont confiés à des élèves là depuis un moment afin de faciliter leurs intégrations.

Ainsi, à 17 ans, il se retrouve à assurer de temps en temps des cours, à remplacer son professeur.

A partir de là, le doute n’est plus permis. Il souhaite ouvrir sa salle d’Arts Martiaux et de combat (à ne pas confondre), chose qui à l’époque, nous étions alors en 1995 existe très très peu. Nous n’en sommes pas encore à la popularisation grandissante du MMA.

Il se forme alors à plusieurs Arts Martiaux, donnent des concours pendant quelques années afin de concrétiser son rêve qu’il réalise en 2002 à l’âge de 23 ans.

Imaginez-vous la situation complètement irréaliste.

Sa salle ouvre et se nomme Fushankwoon qui deviendra également par la suite le nom de sa chaîne Youtube.

Il le sait depuis le début, une entreprise ne peut fonctionner seul. C’est pourquoi il s’entoure rapidement d’autres professeurs afin de diversifier les enseignements proposés.

Il aurait pu ouvrir une salle associative comme cela était la mode à l’époque et vivoter mais non, il choisit l’entreprenariat et la responsabilisation.

Son éducation n’y est pas pour rien : Ils sont dans le commerce à leurs comptes.

De nombreuses personnes qui pensent que l’on vit d’amour et d’eau fraîche n’hésitent pas à opposer la passion et l’argent, qu’il n’est pas normal de gagner de l’argent en faisant ce que l’on aime.

Comme si développer des compétences dans un domaine, notamment un loisir ne méritait pas rétribution.

Or, cela ne viendrait à l’idée de personne d’aller chez le garagiste pour faire changer sa boite de vitesse et de ne pas le payer pour en prétextant le principe qu’il aime faire cela.

Je crois que le problème vient de la vision que certains ont du travail dans le sens où travailler est une expérience positive et non une contrainte. La contrainte, c’est de ne pas travailler, de se sentir inutile. Pas d’aider une entreprise à se développer et encore moins soi-même à prendre ses responsabilités vis à vis de la société.

Alors forcément, si on associe le mot travail avec le mot contrainte, vivre de sa passion est une aberration.

Personnellement, j’adhère fortement à la vision d’Albert Jacquard qui dit que le travail est un lieu de rencontre et d’échange avec les autres.

Comme tout le monde, il m’arrive certains jours de ne pas avoir envie de travailler et le fait de me rappeler cela me permet de me remettre dedans en me disant que j’aide finalement d’autres personnes à atteindre leurs objectifs et que j’apprend également sur moi-même et le monde qui m’entoure.

Apprendre n’est pas une contrainte, là est une nuance fondamentale à intégrer. C’est un plaisir, un devoir non-contraint mais choisi.

Beaucoup rêvent de gloire, de richesse et de célébrité et lancent une activité dans ce seul but.

Or, mon expérience m’amène à penser que sans passion, cela ne peut mener bien loin.

C’est justement d’être passionné qui permet, par la suite, de répondre aux besoins des gens avec précisions et qui permet de gagner de l’argent.

Avoir comme seul but de gagner de l’argent ne permet pas d’en gagner sur le moyen et long terme et surtout d’être épanoui.

C’est comme avoir comme seul but de devenir célèbre sans apporter de valeur, sans faire sa part pour améliorer le monde. C’est un rêve et cela le restera.

Pour moi donc, c’est justement parce que l’on est passionné que l’on est capable (Ce n’est pas la seule raison), par la suite, d’en vivre, de répondre à des besoins.

Et c’est ce qui nous amène au deuxième point important du parcours de Greg : Son lancement sur internet.

Aujourd’hui, tout le monde veut vivre d’internet, croit que cela accessible derrière les multiples publicités présentes sur les réseaux sociaux quand la plupart du temps, seul celui qui fait la publicité s’enrichit sur le dos de ceux qui y croient crédulement.

C’est pourquoi j’insiste fortement pour baser son entreprise, en cette année 2019, dans la vie réelle, la réalité et pas le virtuel.

C’est ce qu’il a fait en commençant à poster des vidéos sur Youtube de ce qu’il faisait déjà depuis 4 ans dans sa salle à Vanves en région parisienne.

Par la suite, il s’est dit, s’inspirant de ce qui se faisait aux Etats-Unis qu’il pourrait filmer ses cours ou l’enseignement de techniques qu’il démontrait chaque jour  et les mettre à disposition sur le Web sous le format de Formations vidéos tout en étant conscient que cela ne remplacerait pas le cours dans sa salle mais permettrait d’avoir accès à une quantité astronomique de savoir depuis chez soi.

Fervent consommateur de vidéo et étant seul sur le marché en 2005 sur Internet, il a ainsi lancé ses premières formations avec succès.

En l’interrogeant, je n’y avais pas pensé auparavant, mais il lui était et il lui est encore aujourd’hui, facile de faire des vidéos et de répéter ce qu’il a enseigné plusieurs milliers de fois, c’est naturel contrairement à l’écrit.

D’ailleurs, après analyse de son marché, il s’était bien rendu compte que le format écrit avait peu d’intérêt pour la transmission de technique d’Arts Martiaux.

Cela l’a amené à développer d’autres projets en regard avec les besoins qu’il a progressivement identifié.

Il a ainsi créé sa marque de Kettlebell (Forkett) et d’accessoires sportifs qu’il utilisait dans ses vidéos et dont nombres de personnes voulaient se les procurer pour appliquer les conseils qu’il promulguait et promulgue encore sur sa chaîne Youtube.

Les projets se sont ensuite enchaînés notamment avec le lancement de vêtements aux logos particulièrement attirants, avec le lancement de son podcasts sur lequel je suis passé (Parlotte avec Greggot) et que je recommande donc fortement et prochainement avec le lancement de sa Formation en ligne à divers Arts Martiaux tout en continuant à sortir régulièrement des Formations sur des thématiques précises.

Cela permet d’identifier un point intéressant qui est à la base de toute réussite entrepreneuriale : La détection d’un besoin.

Lorsque l’on souhaite réussite, on doit identifier des besoins et y répondre.

Si l’on ne répond qu’à son propre besoin, on ne peut pas vivre de sa passion.

Par exemple, voyant de plus en plus de femmes venir à son club, Greg s’est dit qu’il serait peut être intéressant, même pour les pratiquants masculins qui souhaitent pratiquer quotidiennement, de proposer des cours de Yoga et de Pilates, ce qu’il a et qui fonctionne du tonnerre.

En ce sens, il ne faut pas avoir peur de tester pour voir si on a réellement bien compris ce dont les gens ont besoin.

La pire erreur à faire en ce sens serait de lancer un produit, une formation ou autre en répondant uniquement à son propre besoin, d’échouer et de ne pas se remettre en question.

Par exemple, quand je propose le Leaderbook, c’est pour répondre au besoin que vous avez de comprendre comment on atteint ses objectifs, ses buts tout en gagnant du temps.

Parce que j’ai conscience que vous n’avez pas autant de temps que moi pour lire ni sans doute l’envie de le faire.

C’est pourquoi je réponds à ce besoin de savoir de quoi retourne la réussite, les points communs entre toutes ses personnes qui l’incarnent, les étapes à suivre dans l’ordre tout en ayant directement accès aux savoir des centaines de personnes retranscrites par mes propres soins dans lesquels vous avez confiance puisque vous êtes ici à me lire ou à m’écouter chaque semaine en Podcast.

Tous ce que je fais dans une démarche entrepreneuriale part d’une constatation. Je ne lance rien au hasard, au petit bonheur la chance.

Cela peut fonctionner dans certains cas mais cela reste des exceptions.

Enfin, ce qui est extrêmement intéressant de constater, c’est que Greg est multicarte et n’est pas seulement un pratiquant d’Arts Martiaux.

Avant de faire des recherches, je ne m’imaginais pas qu’il faisait autant de chose, proposait autant de services et produits.

C’est pourquoi quand j’ai constaté tout cela, je me suis empressé de lui demander de participer à un LeaderCast car je suis fortement convaincu que l’on ne doit pas rester uniquement cantonné à une seule activité, que l’on ne doit pas dépendre d’une seul.

Qu’aujourd’hui, c’est presque suicidaire de tout miser sur internet d’où, à mon niveau, la salle de musculation (Le SuperPhysique Gym sur Annecy) et l’organisation de concours en réel (pas uniquement sur le site du Club SuperPhysique).

Il faut que les bases d’une entreprise soit solide avant de vouloir être multicarte. C’est, pour moi également, une erreur que de vouloir se diversifier au début.

Il faut s’assurer que de faire fonctionner sa « base » avant de proposer de multiples services.

On ne peut pas être à fond sur plusieurs projets à la fois, d’où le fait que Greg ait laissé, pour l’instant, presque totalement de côté, le développement de sa marque de Kettlebell, qui continue malgré tout de générer un peu de revenu.

Parce qu’il a d’autres priorités et que son premier business et le plus important est sa salle Fushankwoon.

C’est ainsi que je fonctionne également. J’ai « assis » SuperPhysique avec des milliers de vidéos et d’articles pour en faire une référence sur la niche qu’est la Musculation Sans Dopage, ce qui m’a permis d’asseoir mon site de Coaching à distance qu’est RudyCoia.com pour finalement faire tellement de projets qu’il est difficile, pour quelqu’un ne suivant pas vraiment mon actualité, de savoir tout ce que je fais.

Cela ne me gêne pas véritablement dans le sens où je comprends qu’aujourd’hui, la mode est de piocher un peu partout, de consommer au hasard plutôt que de suivre une seule et unique personne, comme si on aimait s’embrouiller l’esprit. J’avoue que cela me dépasse dans le sens où j’ai toujours « poncé » tout un auteur avant de passer à un suivant, comme on lit un livre à la fois afin de ne pas se mélanger les pinceaux, mais je constate malheureusement les mêmes difficultés que rencontrent Greg à communiquer sur tout ce que je fais.

Néanmoins, cela a l’avantage de me faire sourire quand on apprend que j’ai une salle ou que j’ai ma marque de complément ou même encore que je suis coach en musculation à la base. Mais c’est ainsi que tourne le monde et qui explique en partie pourquoi nous assistons impuissant collectivement à sa dégradation, peut être pour finir comme dans le film « Idiocracy ».

Enfin, j’aimerais conclure sur l’ouverture d’esprit dont je m’inspire personnellement de Greg à savoir qu’il n’hésite pas à aller se former auprès d’autres personnes et à se remettre en question perpétuellement, à tester pour tirer ses propres conclusions.

C’est comme cela que j’ai suivi Greg pendant 6 mois en coaching et qu’il suit actuellement depuis plusieurs mois ma Formation SuperPhysique.

C’est un trait de caractère que je retrouve chez beaucoup de ceux qui réussissent : Ne rien prendre pour acquis et continuellement chercher à faire mieux, plutôt ensemble que seul.

L’ego mal utilisé nous perdra.

Voici donc l’histoire (résumé) d’un pionnier, j’ai nommé Greg Gothelf alias Greggot.

En espérant que celle-ci vous ai inspirée et vous aide à atteindre vos objectifs.

Rudy

Ps : N’hésites pas à écouter le Podcast qui accompagne l’article. C’est très très enrichissant et bien plus complet.

 

 

 

 

1 réponse
  1. troyette
    troyette dit :

    Bonsoir Rudy, encore un podcast riche en enseignements, je suis même sur le cul, comment est ce possible de faire autant de choses… Je lis en ce moment un livre d’Anthony Robbins (Pouvoir illimité) dans le premier chapitre il parle de « limitation » ou plutôt reproduire les actions des personnes qui réussissent et les mettre à sa sauce.. et je me rend compte que c’est un peu ce que tu fais en lisant toutes ces biographies et en interviewant des personnes qui ont réussi.Tout cela m’inspire beaucoup, étant en pleine reconversion professionnel avec un virage à 360 degrés, j’ai besoin d’apprendre et de comprendre comment c’est possible de réussir et j’ai surtout besoin de « modèles de réussite » ..

    J’avoue quand même que sur la partie du podcast ou vous parlez de YouTube, instagram , Facebook m’a fait un peu « flipper ». J’ai moi même commencé une chaine YouTube il y à +/-1an, ou justement j’essaie de partager des choses que j’ai appris, j’essaie de parler de choses intéressante qui peuvent apporter quelque choses et de permettre de se coucher un peu moins con… bref je me rend compte qu’il est très difficile d’être vue tous simplement, surtout si tu ne fais pas 1 vidéo par semaine ou si tu n’es pas cité chez un gros youtubeur… et franchement c’est difficile de rester motiver… Même si je trouve que j’ai progressé en 1 an et seulement 10 vidéos…

    Re bref…. Merci pour ce podcast qui au final m’a quand bien motivé…

    AVRVI de l’autre Savoie…

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