Souffrir

Actuellement, avec toutes les librairies qui sont fermées, autant dire qu’il est difficile de se procurer de nouveaux livres.

Il y a bien évidemment le format « Ebook » mais j’avoue avoir du mal lorsque le format est long, que le livre contient plusieurs centaines de pages.

En deçà, je n’éprouve aucun problème à lire sur ma tablette ou sur mon ordinateur.

C’est pour que cela que pendant les deux premières semaines de la crise que nous traversons actuellement, je me suis mis à relire d’anciens livres que j’avais adoré. (Depuis que le confinement a été prolongé, je me procure des livres d’occasions et des livres numériques pour continuer d’assouvir ma soif de connaissance).

Cela m’a aussi permis de faire du tri dans les livres que je ne relirais pas, dont une seule lecture suffit.

J’estime, qu’un bon livre, est un livre que l’on a envie de relire, que l’on relira, dont une seule lecture ne suffit pas à se l’approprier.

C’est un livre qui inspire, qui motive, qui pousse à la réflexion et à agir tout comme « The Leader Project« .

C’est ainsi, que la semaine dernière, j’avais relu « Champion dans la tête » et que cette semaine, je me suis attelé à relire l’autobiographie de Rafael Nadal que j’avais adoré à sa sortie en 2012.

Celui-ci m’avait déjà donné l’idée d’un très court article que j’avais publié à l’époque sur mon site RudyCoia.com et qui explique en parti pourquoi j’estime que la pratique de la musculation n’est pas très difficile.

Chaque pratiquant d’une activité va nous expliquer que son activité demande énormément d’investissement, que l’on ne se rend pas compte parce que l’on ne pratique pas mais dans la réalité, certaines activités sont quand même bien plus faciles que d’autres même si « à haut niveau » dans chacun, cela demande un « investissement » de tout temps.

Quand j’étais adolescent, j’ai été passionné d’athlétisme.

Je lisais tout ce qui existait sur le sujet, j’achetais tous les livres possibles, j’étais une vraie encyclopédie de la discipline et notamment du sprint jusqu’au 800 m.

A 9 ans, mes parents m’ont donc inscrit au Club de Tremblay en France.

A cet âge, l’entraînement est surtout un jeu. On passe de la course, aux sauts, aux lancers (j’ai toujours été mauvais là dessus)…

Mais un an plus tard, en passant benjamin, les entraînements se sont intensifiés.

Il fallait choisir, en quelque sorte une spécialité et alors les entraînements prenaient une toute autre tournure.

Je suis passé du « sprint » au demi-fond avec la saison hivernale des cross, avec des entraînements que l’on qualifiait de résistance.

Celui-ci prenait une autre tournure et nous avions entraînement 3 fois par semaine.

J’ai rapidement été surpris par le fait que la majorité de mes camarades sautaient des séances. Rares étaient ceux qui étaient aussi assidus que moi.

S’il pleuvait trois gouttes, le groupe se réduisait de 3/4. S’il neigeait, autant dire que je me retrouvais seul avec l’entraîneur.

Il faut dire, qu’en plus, les jours de repos, à cet âge, je faisais presque à chaque fois un Footing de 30′ à 1h.

J’avais déjà cette notion du travail.

Par la suite, j’ai subi de nombreuses blessures qui m’ont quelques peu démotivées et m’ont fait douté de mes capacités à exceller.

J’avais, en même temps, découvert la pratique de la musculation et avait commencé à dévorer tout ce qui existait sur le sujet.

A ce moment, je suis tombé sur le livre « Le CV d’un guerrier » de Dorian Yates qui était une sorte d’autobiographie centré autour de sa pratique du Bodybuilding dans laquelle il a été le meilleur des meilleurs (Mr Olympia de 1992 à 1997).

En le lisant, celui-ci m’a remotivé sur le champ (Je regrette depuis de l’avoir prêté et que l’on ne me l’ait jamais rendu) quelque soit l’effort que je devais faire.

Je découvrais une mentalité différente, celle d’être tellement motivé que rien ne pouvait se mettre en travers. Ce qui devait être fait devait être fait, point.

C’est là que j’ai commencé à comprendre qu’il fallait endurer, qu’il fallait résister.

Jusqu’à présent, j’avais toujours été dans l’optique de jouer, de m’amuser.

Quand j’en avais marre, je m’arrêtais. Je ne me forçais absolument pas le moins du monde.

Si quelque chose devait être fait à l’entraînement, je le faisais, juste ce qu’il faut.

Parfois, j’ai eu l’envie de tricher avec moi-même, d’en faire moins que prévu.

Mais en lisant ce livre, j’ai eu comme un déclic dans le sens où faire seulement ce que l’on attend de soi n’est pas suffisant.

Que si on se contente de faire le minimum, il ne faut pas espérer réaliser de grandes choses.

Il faut être capable de résister, de supporter et de se transcender, de ne faire plus qu’un avec la douleur, de l’oublier.

Il faut comprendre que sans souffrance, il ne peut rien arriver de bien.

Qu’au mieux, la vie peut être « plate », sans joie, ni malheur.

Si le bonheur existe, c’est parce qu’il y a des « malheurs ».

Il n’y a pas de haut sans des bas.

Cela contraste de plus en plus avec notre société qui est celle de l’hyper confort.

Il ne faut surtout pas se fatiguer, il faut se ménager, il ne faut surtout pas trop en faire.

En musculation, cela signifie pour la majorité qu’il faut arrêter dès que l’on va commencer à forcer, qu’il faut faire des séries courtes et faciles, ne surtout pas s’essouffler.

(C’est pourquoi, avec l’expérience, pour moi, la « musculation » est une activité facile à appréhender et que je conseille plutôt deux fois qu’une pour transformer sa vie à terme grâce à la prise de confiance qu’elle permet.)

Il faut manger avant d’avoir faim, boire avant d’avoir soif, il faut anticiper tous ses besoins, que dis-je, ses envies.

Il faut que tout soit facile.

Il n’y a qu’à voir le nombre d’escrocs, de charlatans grandissant qui proposent des solutions d’apparences faciles et qui cartonnent financièrement sur le court terme.

Cela se saurait si l’on pouvait atteindre ses objectifs sans se donner du « mal ». Souffrir pour être beau n’est pas qu’une expression balancée en l’air.

J’oserais même dire sur le « moyen terme » devant le nombre de plus en plus importants de personnes qui ne font plus le moindre effort.

Aujourd’hui, nous en sommes arrivés où lire un livre est devenu très difficile.

Où parfois, juste se lever de son canapé est comme grimper l’Everest, du moins dans son imaginaire.

La loi du moindre effort est en train de nous tuer petit à petit et cela ne m’étonnerait pas qu’à un moment, nous finissions, en tant qu’espèce, comme dans le film Wall-E pour la plupart.

Heureusement, pour l’instant, une catégorie d’individu fait de la résistance.

Une catégorie qui a compris que l’on n’avait rien sans travail, sans souffrances, sans « endurance ».

Que si on avait des objectifs, que l’on était déterminé à les atteindre, il ne fallait pas rechigner.

Rafael Nadal en est un très bon exemple.

Dès sa plus jeune enfance, son oncle Toni Nadal alors entraîneur de tennis de la ville de Manacor, là où toute la famille Nadal vit, le prend en « main ».

Contrairement aux autres enfants qui viennent pour apprendre à jouer, Toni ne fait preuve d’aucune pitié pour son neveu.

Il ne souhaite montrer aucun favoritisme et lui en faire faire plus.

Si quelqu’un doit ramasser les balles en fin de séance,  ce sera Rafael.

Si les autres s’entraînent trois fois par semaine, ce sera cinq fois par semaine pour lui.

Si les autres sont encouragés et féliciter quand ils réussissent un bon coup, Toni met l’accent sur ce qui aurait pu être mieux fait.

Certains pourraient se demander ce qu’en pensent les parents de Rafael mais ceux-ci compensent plus ou moins cette dictature imposée par l’oncle, d’autant plus que les résultats ne se font pas attendre.

Avec les années, Rafael reconnait une chose : Avoir appris à endurer, à souffrir, à résister à la souffrance.

Il n’estime pas forcément mieux jouer qu’autrui et explique qu’à l’entraînement, il est difficile de distinguer le numéro un mondial du numéro cinq cent.

Mais qu’en match, ce qui fait la différence, c’est d’être capable d’endurer et de se transcender avant tout du point de vue mental.

Comme je le citais la semaine dernière, Richard Williams disait : « Si vous pouvez entraîner le mental de quelqu’un, peu importe ce que vous enseignez, même s’il n’a pas de bras, pas de jambes, pas d’yeux, il réussira. »

Plus que de l’entraînement physique, ce que lui a appris son oncle, c’est sa capacité à oublier la souffrance.

C’est à être résilient vis à vis d’elle, à continuer malgré elle.

Lorsque l’on est dans le Flow, que l’on ne fait plus qu’un avec le moment présent, toutes les sensations, les pensées parasites disparaissent ou du moins se taisent.

Lorsque l’on n’a que le choix de continuer parce que l’on est déterminé, on endure sans se poser de questions.

Maintenant, si l’on n’est pas déterminé et qu’il ne s’agit pas vraiment d’un objectif pour soi, on abandonne rapidement et on retombe dans cet état de larve qui est l’état de la majorité. On ne deviendra jamais un papillon.

Personnellement, j’ai toujours aimé résister, faire de la résistance.

Il y a des années, c’était vers 2006-2008 de mémoire, avec une bande d’amis, nous avions découvert l’électrostimulation.

Quand on lisait les publicités, on avait l’impression que c’est magique.

Le plus drôle, avec le recul, c’est quand on nous explique que cela ne faisait pas « mal », que c’etait sans douleur.

La vérité, c’est que cela fait horriblement mal.

Quand on nous disait que pour que cela fonctionne, il fallait monter le plus haut possible en intensité sauf que personne n’y montait jamais.

Avec, nous nous étions lancés le défi d’y arriver, de celui qui mettrait le plus pour voir si cela donnerait des résultats en terme de force et de prise de muscle directe.

Dans les faits, nous avons réussi à monter le plus haut possible sur les appareils en question, parfois pendant plusieurs dizaines de minutes avec de l’entraînement.

Car entraînement, il y avait. Il n’était pas musculaire, il était mental, il était dans le fait d’apprendre à résister à la douleur.

Au début, cela nous faisait tellement mal que l’on se mettait des chaussettes dans la bouche pour ne pas se casser les dents tellement on serrait fort.

C’était comme une « électrocution » locale.

Mais petit à petit, nous avons réussi à nous détendre, nous nous sommes habitués à cette « souffrance » induite.

Ce n’est comme la douleur que l’on s’inflige parce que l’on fait un effort de son propre chef, c’est bien pire car lorsque cela nous fait trop mal, nous pouvons arrêter, voir carrément nous arrêtons.

Notre système nerveux met tellement en place des systèmes de protection et il peut couper à tout moment l’envoi d’influx nerveux, stopper l’effort.

Mais là, avec un électro-stimulateur, vous n’aviez/n’avez pas le choix.

Surtout qu’au début, nous disions à autrui de contrôler l’appareil et de monter jusqu’à ce que nous disions « stop ».

Avec le défi que nous nous imposions, autant dire que l’on montait haut et que l’on abandonnait que si vraiment, mentalement, on était au bout du rouleau.

A un moment, l’un d’entre-nous a réussi à le mettre à fond et nous avons tous réussi à endurer cette souffrance avec des défis de plus en plus « importants ».

Tout cela pour dire qu’aucune réussite, qu’aucun gloire ne peut avoir lieu si vous n’entraînez pas votre mental.

Si vous n’apprenez pas à résister malgré la douleur, si votre motivation ne surpasse pas les signaux que vous envoient votre corps.

Oui, il y a de mauvais signaux mais la plupart du temps, ils sont juste là et ne signifient rien de plus que ce qu’il se passe quand on se met à forcer un tant soi peu.

Si vous ne souhaitez rien endurer, alors autant abandonner tout de suite.

Souffrir fait parti du jeu.

Celui qui veut s’éviter toute souffrance, s’évite tout simplement de vivre.

Il vit dans la peur d’avoir mal, de souffrir et ne fait jamais rien, recule toujours au lieu de faire et finira avec des regrets à la fin.

Il n’existe aucun raccourci, absolument aucun.

Et si quelqu’un en est là où il en est aujourd’hui, vous pouvez être sur qu’il a mené et mène un sacré combat au plus profond de lui.

Abandonner ou Continuer, voilà la question que tout le monde se pose à un moment.

Comme disait Mohamed Ali : « N’abandonne pas, endure maintenant et vis le reste de ta vie comme un champion. »

Je crois que son endurance mental s’entraîne, que son intensité mentale s’entraîne aussi.

Il faut pour cela faire des activités de moyennes et longues durées et tenir malgré la douleur, malgré l’envie d’abandonner.

Il faut continuer coûte que coûte jusqu’à l’objectif que l’on s’est fixé durant la séance et tenir de plus en plus au fil des séances.

On peut apprendre à endurer et à se surpasser mais cela ne se fera pas sans douleur.

C’est pourquoi, encore une fois, la question de l’objectif, de son importance est déterminante.

Car quand on veut vraiment quelque chose, cela surpasse tout ce qu’il y a autour.

Êtes-vous donc prêt à souffrir en silence et à continuer ?

Ou préférez-vous faire comme tout le monde, vous plaindre et abandonner ?

A vous de choisir.

Rudy

Ps : Si cet article vous a plu, ceci vous plaira.

5 réponses
  1. AlexARN
    AlexARN dit :

    Bonjour !

    Je me permet une métaphore que tu as indiqué implicitement : L’entreprenariat est un marathon, pas une séance de musculation. L’idée n’est pas de tout donner sur 12 reps (quelques jours) en espérant des résultats, mais plutôt d’être endurant sur le long terme et de ne jamais renoncer, malgré les difficultés qui vont se présenter à nous. C’est ça qui fera la différence.

    Vu que tu as parlé de Philosophie au début : Je conseille à toi et à tous la lecture du livre « L’obstacle est le chemin » (The Obstacle is the way pour les anglophones comme moi), inspiré du courant philosophique du Stoïcisme. Je pense sincèrement que c’est un must à lire pour toute personne voulant entreprendre quelque chose (que ce soit un projet professionnel ou pas d’ailleurs).

    Merci pour le podcast.

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  2. michel VARIN
    michel VARIN dit :

    merci à Anthony pour son témoignage. je n’en pense pas moins et espère pouvoir en dire autant bientôt. Et Olivier fait plaisir à entendre comme peu de gars de son âge!
    Pour ma part je m’en veux souvent de ne pas avoir la discipline pour résister totalement à la société du plaisir qui nous ronge, de ne plus vivre aussi simplement qu’un adolescent qui n’avait que le nécessaire et restait tendu toute la journée vers l’heure qu’il pourrait utiliser à jouer de la guitare, faire du vélo, se coucher harrassé de s’être donné à son « truc » sans se disperser, sans se demander s’il n’aurait pas mérité de glander dans un fauteuil. Combien comme toi entendrons-nous calculer s’ils ont du temps à passer devant un film? Non, le cinéma c’est sacré, c’est obligatoire, ça occupe.
    L’homme ordinaire ne se préoccupe que de passer le temps, l’homme de talent que de l’employer.
    Arthur Schopenhauer
    Cela recoupe ce dont tu parlais une autre fois, nous sommes modelés par notre environnement et il est très important de savoir s’entourer de gens allant quelque part et de préférence dans le même sens que nous, parce que très peu parmi les autres sauront s’intéresser à ce que nous faisons avec un petit encouragement ou une remarque bienveillante plutôt qu’en le dévalorisant.
    les gens se laissent contaminer par des formules creuses, le problème est qu’on finit par penser ce qu’on dit et avoir les idées qui vont de pair. je meurs de faim, je prends mon temps, je me fais plaisir… quand ma compagne me dit « j’ai le droit » je lui réponds détends-toi, il y aura du droit entre nous si on se sépare, pour le moment on est tous les deux dans la cuisine!
    par là-dessus c’est désormais plus de la moitié de la population qui vit en milieu urbain, et ça n’arrange rien d’être coupé de la nature ; évidemment le saut n’en est que plus grand lorsqu’il s’agit d’aller s’exposer aux éléments de sa propre volonté, sans être payé pour! on en arrive aux extrêmes avec en retour ou comme un rebond, le succès grandissant des épreuves d’aventure ou l’engouement de nombreux jeunes pour le risque gratuit sponsorisé par une boisson dégénergétisante, alors que l’équilibre pour l’homme comme pour les autres animaux était non pas de briser l’ennui par le risque mais bien sûr de trouver un peu de confort pour récupérer de journées de chasse ou de travail au grand air, soumis aux forces de la nature.

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    • Damien varroni
      Damien varroni dit :

      Salut Rudy
      Quand tu parles d’hyper confort cela me rappel une séance de musculation en salle ou je fessait du Curl Incliné, j’étais à 8kg et devait faire 15 répétitions. La Personne à côté de moi viens me dire que je forçais beaucoup trop et que ma technique se dégradait. Ma tête se levait un peu du banc et selon lui, il ne fallait surtout pas. Puis il rajoute qu’il ne faut pas prendre lourd et s’entraîner léger. Ayant l’habitude de ce type de commentaire, je lui simplement répondu d’accord et je n’ai évidemment pas pris en compte son conseil.
      D’ailleurs je viens de valider les 4:20 a 8kg. Je vais pouvoir passer à 9kg.
      J’espère que tu vois qui je suis, je viens de rejoindre la formation superphysique.

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  3. Olivier RENAUD
    Olivier RENAUD dit :

    Braver la douleur faisait partie des rituels de passage à l’âge adulte dans de nombreuses sociétés traditionnelles.
    Ils permettaient de se surpasser et donnait du courage pour affronter les évènements de la vie à venir, et en quelque sorte de la vivre plus pleinement.
    Ces moments symboliques manquent beaucoup dans notre monde actuel.
    La jeunesse et plus particulièrement l’adolescence est d’ailleurs une période de recherche qui flirte avec les extrêmes menant parfois à des jeux douloureux.
    Vos défis avec l’électrostimulateur semblent être de ceux-là. Mais que cherchiez-vous le plus à braver, la douleur ou la peur d’avoir mal ?
    La peur est une gardienne qui nous maintient dans les sentiers battus et la dépasser permet d’aller au-delà de ses limites, de découvrir d’autres champs des possibles, de s’émanciper et de se réaliser.
    Je viens de découvrir un podcast qui illustre bien ce dépassement de soi. Il s’agit d’un entretien avec Paul Fontaine qui, atteint de la mucoviscidose, a décidé à 26 ans de poser un choix :
    https://couriruntrail.fr/paul-fontaine-naie-pas-peur-de-souffrir/

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  4. David
    David dit :

    J’ai écris un article récemment sur la review du livre de Scott Carney « Tout ce qui ne nous tue pas » (http://bodyhack.fr/methode-wim-hof/) qui est totalement dans cette expectative : Le cerveau est programmé pour rechercher le confort. Et dans toute l’histoire de l’humanité jusqu’à il y a +/- 200ans, il devait déployer beaucoup d’efforts pour n’obtenir que quelques minutes de confort. Aujourd’hui, c’est l’inverse : on fait peu d’efforts et on obtient beaucoup de confort.
    Résultat: l’homme devient faible, aussi bien physiquement qu’intellectuellement. Le moindre effort parait insurmontable, la moindre douleur nous fait passer 1h sur Doctissimo, l’engagement et la persévérance deviennent des mots inconnu.
    Et puis, on se cherche des excuses : si quelqu’un a réussi, physiquement ou professionnellement, c’est forcément qu’il a eu de la chance, qu’il était prédisposé pour. Certes, la chance a toujours sa part de responsabilité. Mais tout le monde peut en bénéficier. Il suffit d’être dans l’action, dans le mouvement, et tôt ou tard, elle pointera le bout de son nez. À ce propos, je te recommande un excellent épisode de Génération Do It Yourself avec Philippe Gabilliet sur la chance justement.
    Bref, pour en revenir à la souffrance et à Wim Hof, le fait de prendre une douche froide tous les matins est, je trouve, une bonne façon de se rendre compte des stratégies de notre cerveau pour nous faire choisir la facilité. Si l’Homme moderne a autant de mal à « souffrir », c’est d’abord parceque son cerveau est un fin stratège pour l’en dissuader. Et se construire un mental, apprendre à résister à cette petite voie intérieure qui nous intime de ne pas nous fatiguer, est un travail de tous les jours.
    Conclusion : Testez les douches froides, c’est un excellent exercice ^^

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