TOUT N’EST QU’APPARENCE !

Cela fait maintenant une bonne année que presque quotidiennement, je scrute Linkedin.

Pendant longtemps, j’ai cru que c’était uniquement réservé à la recherche d’emploi, à échanger entre professionnels.

Alors, je n’y allais pas.

Je regardais plutôt ce qui se faisait sur les autres réseaux sociaux, plus en adéquation avec mon milieu de « base » la musculation où presque tout est basé sur l’apparence.

Progressivement, je me suis détaché de cette apparence à tout prix quand je suis arrivé au bout de ce cycle de mon existence, que j’ai eu besoin d’explorer d’autres domaines, que je pensais avoir fait le tour à 99%, coachant depuis 2006, ayant écrit des milliers d’articles, sans parler des vidéos et podcasts tout en continuant à partager tout autant en étant moins centré sur moi, mon physique et mes performances.

J’ai eu envie de transmettre encore plus en écrivant des livres, en donnant des cours aussi bien en BPJEPS qu’en CQP.

J’ai lancé un podcast sur le Kayak via un petit site que j’ai créé « Secrets du Kayak » qui est devenu depuis maintenant presque un an, « Les Secrets du Sport« .

C’est ainsi que je me suis retrouvé sur Linkedin.

J’ai commencé par regarder ce qui se faisait et j’ai été frappé par la foule d’histoire à dormir debout que des « pseudo-influenceurs » racontaient et racontent toujours.

Le pire, c’est ceux que je connais personnellement. C’est connerie sur connerie, bobards sur bobards, mise en scène de tout et n’importe quoi quand tout n’est pas inventé, romancé…

On me dira que c’est du Story-Telling. Je dirais que c’est de la merde.

Toutefois, en tant que « consommacteur », je peux choisir ce qui m’intéresse, masquer ce qui ne m’intéresse pas et ne regarder que ce que je juge utile et intéressant.

Cela me permet de découvrir des contenus intéressants car ce qu’aiment et commentent mes contacts s’affichent dans mon fil d’actualité.

Cela m’a aussi permis de rentrer en contact avec des personnes que je ne connaissais pas, d’en interviewer certains et certaines pour mon podcast, de nourrir ma curiosité et de vous partager les réponses de mes invités.

Mais je dois dire que Linkedin est comme tout autre réseau social, si ce n’est pire.

A lire des histoires à dormir debout, on peut rapidement se dire que l’on n’est pas assez si on les gobe.

On a l’impression, même sans photos et vidéos, que certains et certaines ont des vies exceptionnellement riches.

C’est incroyable mais faux.

C’est même pire car plus c’est gros, plus ca plait, plus ca devient mainstream et plus on devient influent. C’est le con qui se mord la queue.

Il y a même des classements d’influences pour savoir où vous vous situez sur l’échelle de la plus grosse « … » en fonction de votre domaine de mensonges, pardon, « d’expertise ».

Comme les autres réseaux sociaux, c’est une course, une compétition, une manière de se faire mousser, d’avoir de l’attention, de la pseudo reconnaissance, de combler une partie de nos besoins selon Maslow, du moins tant qu’on est dans ce système de pensée, prisonnier de conventions sociales que l’on a pas choisi.

En en ayant fini avec les apparences et luttant contre ce monde qui juge à l’emporte pièce, j’avais décidé de ne pas « re-rentrer » dans ce jeu ridicule.

Mais force est de constater que l’on ne peut pas lutter.

Je le vois presque chaque jour quand je contacte quelqu’un pour l’interviewer, pour échanger et que celui-ci voit mon message et me répond à peine (Heureusement, ce n’est pas le cas de tous !).

Quand j’ai une réponse favorable, parfois, la personne disparaît avant qu’on ait pu prendre rendez-vous.

Le pire, c’est quand la personne voit le message et ne réponds même pas.

Evidemment, vous me connaissez, je ne lâche pas le morceau et je relance, relance, relance…

Je ne prends pas cela personnellement car ce n’est pas très important que j’interview quelqu’un et que je le partage ensuite en podcast.

C’est du plaisir, de la curiosité, de l’envie d’échanger, de partager.

Ce n’est pas ce qui me fait vivre, je n’en ai pas besoin.

Evidemment, ce n’est pas que sur Linkedin, c’est de partout.

Le « pire », et cela me fait sourire, c’est quand je vois la personne avec qui j’ai échangé, passer entre temps ailleurs, parfois sur des podcasts qui n’ont rien à voir et où les questions n’ont aucun sens, où c’est du copinage, si ce n’est du « m’as-tu vu »…

Qu’est ce qui fait que ces personnes acceptent de passer ailleurs et arrêtent de me répondre, voir ne me répondent pas du tout ?

Est-ce que c’est parce que tout est une question d’apparence ?

Parce que je ne raconte pas des histoires à dormir debout chaque jour ?

Que je ne mets plus torse nu pour faire un double biceps et montrer que je suis deux fois comme tout le monde ?

Que je ne m’affiche plus avec ma super voiture dans ma super salle et que je ne partage pas des faux moments incroyables de ma vie ?

Parce que je montre moins ce que je fais, que ce que j’ai ?

Parce que je ne cris pas tous les jours ce que j’ai fait et ce que je fais ?

Peut être que ces personnes me prennent pour un rigolo ? Qu’elles se sentent supérieures ? Qu’elles n’ont pas à m’accorder du temps car je n’existe pas ?

Peut être me jugent-elles trop petit ? Sans importance ? Que je ne mérite pas de partager une heure de leurs temps ? (J’en aurais des histoires et des noms à balancer…).

Parce que je ne montre pas qui je suis, ce que je fais sans arrêt ?

Pas plus tard qu’il y a deux jours, j’ai reçu un message privé sur instagram d’un gars qui me demandaient si j’étais toujours dans la musculation parce que je ne postais rien sur instagram en ce sens…

Avec un podcast et une vidéo hebdomadaire depuis plus d’une décennie, pratiquement sans pause, ca dépasse mes capacités de compréhension.

Mais ils n’empêchent, je me pose des questions.

J’aimerais que l’habit ne fasse pas le moine mais la vérité, c’est que comme la majorité est débile, l’habit fait le moine.

Alors à ne pas étaler des faux semblants, à être plutôt un consommacteur plutôt qu’un menteur, un vendeur de rêve, à ne pas vouloir jouer le jeu des réseaux à tout prix, on peut être facilement snobbé.

Comme je dis souvent à mes élèves qui souhaitent se lancer en tant que coach, la seule question à se poser malheureusement aujourd’hui est : « Jusqu’où êtes-vous prêt à vous prostituer moralement pour réussir ? »

C’est triste mais c’est la vérité.

Ce n’est qu’une question d’apparence, au moins pendant un temps jusqu’à temps de pouvoir en sortir.

Après, vous pourrez vous en foutre de tout ou presque. Le fameux « Va chier » du film « The Gambler ».

Et ainsi sortir de ce système à dormir debout qui n’est que du vent et n’aide pas à vivre une bonne vie.

J’en profite, en conclusion pour rappeler que mon livre « The Life » est plus que d’actualité si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes 🙂

En attendant, je vais continuer à écrire aux personnes avec qui je souhaite échanger en espérant qu’elles ne jugent pas à la première impression.

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Une réponse

  1. Bonjour Rudy, si tu as toujours vécu avec les réseaux sociaux et s’ils te font toujours vivre, j’imagine ta déception.
    Chacun s’y montre sous son meilleur jour, quitte à embellir un peu la réalité : le but étant de susciter l’intérêt. Je suppose qu’une vraie vie décevante poussent les plus médiocres à se réinventer sur les réseaux sociaux. C’est facile, c’est rapide, ça ne demande pas d’effort, c’est dans l’air du temps….

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