Entreprendre en 2019

ENTREPRENDRE EN 2019

19 décembre 2018

La fin d’année approche et il est bientôt l’heure pour moi comme pour beaucoup d’autres entrepreneurs de faire le bilan du travail accompli cette année en 2018.

Pour beaucoup, cela sera frustrant, voir décevant parce que ce qui marchait hier ne fonctionne plus aujourd’hui.

Les règles qui permettaient de réussir à coup-sur ne sont plus désormais que de mauvais conseils comme en témoigne chaque jour le nombre de société et de start-up qui déposent le bilan et ferment leurs portes.

Il faut dire que le monde n’a jamais aussi rapidement changé.

Il y a quelques années, je pouvais définir avec précisions ce qu’il fallait faire pour faire que sa « petite » entreprise marche, à son échelle et suffise à subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille.

Pendant un temps alors, j’ai pensé, afin d’aider toutes les personnes souhaitant se lancer, à ouvrir une société de conseil en me basant sur mon expérience d’entrepreneur parce que je savais précisément ce qu’il fallait faire.

Et puis, au fur et à mesure des LeaderCast, au fil de mes lectures durant ces dernières années, j’ai renoncé à ce projet.

Pourquoi ? Parce que j’en suis arrivé à une conclusion assez « fataliste » qui est, qu’aujourd’hui, il est de plus en plus dur de « percer » et de se faire sa place quelque soit le secteur.

Venant de finir la lecture du livre « The Four » de Scott Galloway (merci aux Patréotes) sur l’analyse des 4 GAFA que sont Google, Amazon, Facebook et Apple, je me suis dit qu’il pouvait être intéressant pour certains de vous livrer mes réflexions quant à l’avenir de l’entreprenariat.

D’aussi loin que je me souvienne, être un entrepreneur a toujours été valorisé tel un super héros. Entreprendre tout comme prendre sa vie en main, ne pas s’écraser mais bien s’affirmer nécessite du courage et encore plus quand on décide de ne compter que sur soi pour dégager ses propres revenus.

Dans un monde où le manque de confiance en soi est, d’après moi, le problème numéro un, on valorise donc l’entreprenariat parce que cela nécessite trois qualités fondamentales qui sont :

  • Une tolérance au risque élevé : En effet, plus de 90% des entreprises ne franchissent pas le cap des deux ans et ce chiffre risque de grossir dans les années à venir (Je vous explique pourquoi plus bas).
  • La capacité de vendre : Autrement dit, être un réel compteur de rêves, un vendeur hors-pair. Cela me rappelle que j’y ai consacré une longue vidéo dans la Formation SuperPhysique destinée au coach-sportif (On va y revenir aussi).
  • Une stupidité qui empêche de se rendre compte que l’on va échouer : Autrement dit, le culot nécessaire à la poursuite de ses rêves quand tout indique ou presque qu’il n’y a que l’échec au bout (Cf cet article sur les limites).

La tolérance au risque dépend de nos antécédents, c’est à dire des risques pris précédemment. Il serait complètement illusoire de passer de 20 années à être assis sur son canapé à un saut en parachute. Cela ne s’est jamais vu.

Ainsi, cela nécessite dès la plus tendre enfance la confrontation au risque et à l’intégration que l’échec n’est pas fatal mais une façon d’apprendre surtout de comprendre que personne n’a jamais réussi sans échouer de multiples fois précédemment.

Comme le dit la légende du basket Michael Jordan :

« J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu presque 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour prendre le tir de la victoire et j’ai raté.  J’ai échoué encore et encore et encore dans ma vie. Et c’est pourquoi je réussi. »

La stupidité ou plutôt l’absence de peur à prendre des risques qui, si on les analyse avec raison, font que l’on ne se lance jamais dépend de l’innocence que l’on a par rapport au monde qui nous entoure. Récemment abordé sur les Forums SuperPhysique par Jules, le « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme » (Winston Churchill). Il faut donc être capable de garder son enthousiasme, cette innocence par rapport au monde qui nous entoure pour ne voir ou ne se concentrer que sur les possibilités et ne pas voir les obstacles.

En musculation, de nombreuses personnes n’ont pas de résultats car elles sont découragées quand elles apprennent qu’il leur faudra plusieurs années d’entraînement consécutives avant de véritablement être transformé physiquement.

Elles n’ont pas l’innocence du débutant que j’ai déjà coaché à de nombreuses reprises qui ne sait rien de ses possibilités et surtout qui ne sait rien de ce qu’il est possible de faire ou pas.

Cet enthousiasme débordant provient, d’après moi, du fait de ne pas chercher à s’informer excessivement sur un sujet avant d’avoir commencé. Cela permet de ne pas savoir et comme ils ne savaient pas que c’était impossible, ils l’ont fait.

Cela me rappelle l’un de mes tout premiers élèves (Cf une partie de mes avant-après), René, 50 ans, qui ne s’intéressait pas du tout au milieu de la musculation à améliorer ses connaissances. Il voulait seulement des résultats et pour se faire, il m’avait embauché comme coach dans la seule salle où j’ai véritablement coaché en physique.

Sur le court terme, cela est véritablement un plus quand sur le moyen et long terme, la progression, quelque soit le domaine, passe par une amélioration de ses propres connaissances et une meilleure compréhension du monde qui nous entoure.

Ne pas savoir ce qu’il est possible de faire est donc un plus au départ.

Mais le plus important, véritablement, c’est la capacité de vendre.

Comme le dit très justement Scott Galloway dans « The Four » : « Le cadeau ultime, à l’ère numérique, est un dirigeant d’entreprise au talent de conteur, capable de captiver et de faire rêver les marchés tout en s’entourant de personnes aptes à montrer chaque jour des progrès graduels correspondant à sa vision. »

Pour s’en convaincre, deux exemples très frappant.

Le premier, celui de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon dont j’avais analysé la « Méthode » au complet après la lecture du livre « Amazon – Les secrets de la réussite de Jeff Bezos » :

Saviez-vous que pendant les sept premières années de son existence, Amazon était déficitaire et ne gagnait pas d’argent. Il en devait !

Le deuxième concerne Elon Musk et son entreprise Tesla qui ne dégage pour l’instant aucun bénéfice et est également en déficit.

Vous vous demandez sans doute comment ces entreprises font (et ont fait) alors pour rester ouvertes ?

Tout simplement grâce à la faculté de ses deux entrepreneurs à vendre du rêve. Oui, tout à fait.

J’ai longtemps été étranger au fonctionnement des grandes entreprises et des Start-Up. Pour moi qui n’ait jamais emprunté d’argent, je ne pouvais imaginer que l’on pouvait ouvrir une société avec l’argent d’investisseurs, de « business-angel » en les convainquant avec une vision et une idée.

Que l’on pouvait par sa force de persuasion et son énergie être capable de lever des centaines de milliers d’euros, que dis-je, des millions d’euros, parfois par dizaine à condition d’être un excellent conteur de rêve.

Ce n’est que récemment, en m’intéressant à ce sujet, que j’ai découvert que la majorité des Start-Up et des entreprises se lançaient sans avoir d’argent de côté mais avec l’argent de ceux qui croyaient en leurs projets avec le résultat que l’on sait : Une fermeture dans les deux ans suivant l’ouverture.

Parce qu’avoir une idée, c’est bien mais cela ne suffit certainement pas à en faire une affaire rentable, même avec tout l’argent du monde, du moins, c’est ce que je pensais.

En lisant l’analyse des quatre plus grosses sociétés mondiales dans « The Four« , je dois malheureusement me rendre à l’évidence, et même si je le savais déjà en fond, que tout est une histoire d’argent.

Que lorsque l’on a des centaines de milliards et que l’on contrôle un secteur entier de l’industrie, on est intouchable. On est même au dessus des lois, ce qui est largement démontré dans ce livre que je vous recommande donc.

Au delà des compétences techniques qui doivent évidemment suivre sur le moyen et long terme, c’est cette capacité de vendre qui est la plus importante, d’être un marchand de rêve.

Mais pas n’importe comment.

En effet, jusqu’à alors, j’écrivais sur chacun de mes supports de communication de la même façon, de manière raisonnés en exposant des arguments logiques et imparables à mes yeux pour expliquer pourquoi ma conclusion était A et non B.

J’utilisais la raison pour convaincre, ce qui marche plutôt bien pour moi, il faut le dire (j’y reviendrais plus bas).

Mais je n’avais pas conscience que la « vente » pouvait être divisée en plusieurs secteurs à atteindre, à toucher et qui sont alors différents suivant ce que l’on appelle les points de contacts.

Par exemple, sur mon site internet RudyCoia.com où je publie de manière hebdomadaire des articles aussi long que celui-ci mais sur le sujet de la musculation sans dopage, je m’adresse essentiellement au cerveau des gens.

J’explique la théorie, ce que j’ai constaté en pratique, donne des exemples précis et finis par conclure. C’est logique.

Comme tout bon entrepreneur du web, j’analyse continuellement mes data pour savoir d’où vient ce qui me fait vivre.

Est ce que cela vient des réseaux sociaux ? Si oui, duquel ? Si non, d’où est ce que ca vient exactement ? En clair, qu’est ce qui vend ou pas.

Utilisant la même stratégie partout, je n’avais pas conscience qu’il y a trois façons de convaincre qui diffèrent en fonction des endroits où l’on est :

  • La première, c’est de parler au cerveau, ce que je fais plutôt bien, sans me lancer de fleurs. J’aime la logique, c’est moi.
  • La deuxième, c’est de parler au coeur des gens, c’est à dire de leur faire ressentir des émotions. Autant dire que là, je suis assez mauvais. J’ai une sorte de pudeur émotionnelle, pas autant que Tiger Woods (Cf cet article) qui fait que je ne m’ouvre pas facilement et que j’ai une certaine barrière à l’entrée qu’il n’est pas facile de passer. C’est d’ailleurs, en partie pour cela, que j’ai délaissé les vidéos sur Youtube pour me concentrer sur les Podcasts. La plupart des gens recherchent surtout du divertissement et à ressentir des émotions via la vidéo ce que je ne sais pas faire et que je n’ai surtout pas envie de faire. (Il faut savoir exploiter ses talents).
  • Le troisième, c’est de parler à leurs parties génitales, de leur dire, par exemple, qu’ils vont être plus sexy, plus attirant en portant ci ou ca. C’est ce que font les marques de Luxe comme Apple ou Rolex. En portant leurs « objets », on émet clairement un signal précisant que l’on est un bon parti, du moins en apparence.

Maintenant, en tant qu’entrepreneur, vous devez savoir et surtout déterminer ce que vous proposez exactement, vous adresser aux gens en conséquence et surtout ne pas hésiter à modifier votre façon de les aborder suivant la plateforme où vous vous trouvez.

Pour moi qui vend de l’information, notamment avec le LeaderBook sorti ce jour, je n’ai aucun intérêt à m’adresser à vos émotions. Ce n’est pas un achat émotionnel mais bien un achat de raison.

Je ne vends pas de rêve et je n’ai pas besoin de « lever » d’argent, je n’ai donc pas à conter une histoire. Je n’ai d’ailleurs jamais aimé vendre du rêve mais plutôt dire la réalité ; j’ai trop souvent, sans doute comme beaucoup d’entre-vous, été pris pour un pigeon.

Pourtant, après analyse de mes chiffres, j’ai revu radicalement ma façon de communiquer sur les réseaux sociaux parce que je crois que ceux-ci sont des pourvoyeurs d’émotions, que l’on s’y rend pour avoir sa « dose » et non pour être « logique ». Il suffit pour cela d’analyser ce que nous faisons de notre temps perdu dessus, à « espionner » la plupart du temps ce que font d’autres personnes ; Nous voulons du partage de joie, de tristesse, de sentiment… En clair des émotions.

C’est pourquoi je crois qu’il faut, si on utilise les réseaux sociaux, notamment les principaux que sont Facebook, Instagram… parler au cœur et non au cerveau. Du moins, c’est le test que j’ai commencé et que je vais faire (Je vous tiendrai au courant de mes conclusions).

Mon caractère, qui je suis, fait que je suis peu sensible aux achats émotionnels et plutôt intéressés par des achats rationnels.

Mais désormais, je comprends mieux comment le « commerce », c’est à dire le monde de l’entreprenariat fonctionne.

Si vous avez seulement des idées, vous avez déjà perdu.

Si vous n’avez aucune idée révolutionnaire mais que vous savez vendre comme personne, ce que faisait Steve Jobs qui ne faisait que vendre les idées de Steve Wozniak, alors vous avez des chances de gagner.

Mais à condition d’avoir les fonds nécessaires pour parler avec votre potentiel public, qu’ils puissent vous entendre, c’est à dire de travailler avec Google, Amazon ou encore Facebook.

Il serait aujourd’hui complètement illusoire de croire que l’on peut mener à bien son projet entreprenarial sans utiliser ses plateformes où tout se passe, ces sociétés qui ont le monopole absolu quand il s’agit de communiquer avec le monde qui nous entoure.

Aujourd’hui, faire du bon travail, de l’excellent travail ne suffit plus à réussir. Auparavant, cela suffisait à faire parler de soi, à être reconnu quand désormais, vous passerez totalement inaperçu. J’en ai la preuve tous les jours avec dizaines de mails que je reçois.

Mes conclusions, au moment où j’écris cet article sont qu’il devient de plus en plus dur d’entreprendre avec succès dans un monde saturé d’informations où ce sont les qualités de conteur et l’argent (+ le fait de bien s’entourer) qui font absolument tout.

Il faut être multitâches, créer sa marque, construire un éco-système autour et véritablement avoir le goût d’entreprendre tout en étant suffisamment rêveur pour croire à l’histoire que l’on raconte.

C’est ce que j’ai fait avec SuperPhysique et tous mes projets que j’ai répertorié sur RudyCoia.fr mais ce n’était pas calculé et j’étais surtout là au bon moment.

J’assiste progressivement à la fermeture de tous les petits commerçants et à la difficulté grandissante de vivre de son entreprise à cause de la concurrence complètement déloyale des grandes entreprises que sont les GAFA avec leurs valorisations à plusieurs centaines de milliards qui ont des capitaux illimités grâce aux conteurs de rêves (Ou à l’image pour Apple) que sont leurs fondateurs quand la majorité paient très cher ses capitaux qui ne sont pas illimités.

Plus que jamais, je crois que se lancer sur internet est vraiment compliqué.

C’est pourquoi je conseillerais à tout ceux qui hésitent aujourd’hui de ne pas croire toutes les histoires des marketeurs du web qui vous vendent du rêve en vous expliquant que vous pouvez faire comme eux, que cela s’apprend.

Ce n’est pas vrai.

C’est comme si je vous disais que vous pouviez tous devenir comme moi physiquement. Ce n’est pas vrai. Ce que vous pouvez, c’est progresser et vous transformer physiquement avec le temps mais certainement pas me ressembler et atteindre le physique que j’ai car j’ai commencé à 14 ans, un âge propice à la pose des antécédents sportifs qui influent fortement le potentiel musculaire futur et que cela fait 17 ans non-stop que je m’entraîne avec l’hygiène de vie qui va avec.

Nous avons tous nos talents, nos forces, nos faiblesses et c’est dans le sens de ces premiers que vous devez allez.

Si vous n’êtes pas un vendeur de base, que vous n’avez pas la tchatche, que vous êtes introverti, vous ne serez jamais le vendeur de rêve dont vous avez besoin, peu importe toute les formations que vous suivez.

Allez dans le sens de vos talents, même si cela ne vous plait pas spécialement aujourd’hui.

Car en exploitant vos talents, vous réussirez et vous prendrez alors du plaisir.

La mode est de faire croire que l’on peut tous vivre de ses passions. Ce n’est pas vrai non plus.

On peut vivre de ses talents, voila la vérité et ceux-ci sont façonnés par notre génétique, notre éducation sur laquelle, nous l’avons déjà vu ensemble, il est extrêmement difficile de revenir, voir impossible.

On ne fait pas d’un âne un cheval de course.

Il faut en être conscient plus que jamais.

Rudy

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8 réponses
  1. Pierre Bouttier
    Pierre Bouttier dit :

    J’aimerais pousser la réfléxion du modèle et pourquoi elle est néfaste. Un modèle est idéalisé, mit sur un pied d’estale. Un modèle humain n’est pas parfait et la majorité des gens l’oublient. Nous ne sommes pas Superman. Il faut non pas avoir des modèles mais des mentors. Le mentor nous apprend des choses, nous permet d’évoluer et de réfléchir, là où nous allons juste chercher à copier le modèle. Un mentor est là pour être suparassé, non copié.
    Il faut ce servir des livres et informations à notre disposition pour nous entourer de mentors et non idéaliser les gens, les prendre pour des « stars ».

    Super podcast, cependant je ne suis pas d’accord sur « l’apprentisage du commercial ». Je pense qu’il ne faut pas avoir une vision défaitiste de la chose, mais être plus ouvert vis à vis de nos capacités.

    Je pense que tout s’apprend et que l’on peut s’améliorer. Comme le piano, le discours commercial peut être appris. Tout le monde ne sera pas Mozart, mais pour vivre de son business, je ne pense pas qu’il soit nécéssaire d’atteindre un tel niveau, même dans le monde d’aujourd’hui, avec les GAFA.

    Évidemment que parmis la masse de vendeurs d’informations il y a des « charlatans », mais pour comparé cela à ton domaine, tout n’est pas mauvais. Ce n’est pas parce que la majorité des coachs sont aujourd’hui mauvais que la totalité des coachs sont mauvais (cf ton exemple). Je pense que dans cette masse de personnes il y a des pépites, qu’ils sont peut être trop rares, mais bien présentes.

    Le problème est donc de distinguer les personnes qui vont s’adresser à nous avec un discours avant tout logique avant d’être émotionnel. Si l’on nous vend un rêve, il y a des grandes choses que cela reste à cet état de rêve. Un bon filtre pour cela de voir si le discours est exclusivement positif et donc absent de la réalité. La réalité ce n’est pas tout noir ou blanc, mais des nuances de gris. Essayons de distinguer ces nuances et nous verrons mieux le monde tel qu’il l’est.

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    • Guillaume
      Guillaume dit :

      Tout à fait d’accord, « mentor » est un terme auquel je n’avais jamais pensé. J’appelais ça plutôt une « source d’inspiration » en tout cas il y a des personnes qui nous influencent, pour lesquelles on se concentre sur les bons côtés (en général) pour essayer d’évoluer dans ce sens, s’en inspirer. Je pense qu’un mentor ne se dépasse jamais réellement car il continue lui aussi d’évoluer, de progresser dans sa propre direction qui n’est jamais exactement la même que la nôtre. Tout ça pour dire qu’il ne faut pas chercher à copier, juste à s’inspirer et faire correspondre à soi-même.

      Je pense aussi qu’on peut travailler sa fibre commerciale, son discours, prendre sur soi pour s’améliorer même si certains ont une facilité déconcertante naturellement. S’exprimer sur un sujet qui nous passionne ça transforme beaucoup de personnes introverties en vrais commerciaux ! Pour moi, c’est surtout compliqué de vendre quelque chose auquel on ne croit pas ou qui nous laisse indifférent. Je pense aussi que ce que j’écris ne s’applique pas à la majorité des gens qui manquent cruellement de détermination. Peut-être prends-je trop le parti des exceptions ? Auquel cas, en généralisant, bien sûr que la plupart ne peuvent pas aller contre leur nature.

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  2. Samir
    Samir dit :

    Hello Rudy. Point de vue intéressant sur la visibilité sur internet. Tu as raison dans le sens où le ticket d’entrée pour bon nombres de niches (comme la tienne : le coaching muscu) est de plus en plus élevé. Cela veut dire qu’à moins d’avoir de très bonnes connaissances en referencement ou en étant très bon sur YouTube il est très dur de lancer un business viable.

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  3. Alexandre Violle
    Alexandre Violle dit :

    Salut Rudy, encore une source énorme de réflexion ce podcast. J’aimerai néanmoins te poser une question sur quelque chose que tu évoques très bien dans le podcast et que tu critiques d’ailleurs de manière sous-jacente: notre soumission à l’argent et au modèle capitaliste actuel représenté par les GAFA. Tu précises qu’il est très difficile « malheureusement » de vivre et d’exister sans ces GAFA. Le terme « malheureusement » est ici intéressant car il implique que tu acceptes mal cette idée selon laquelle nous ne pouvons vivre et exister sans eux. businessement parlant.
    De fait, la solution pour vivre sans eux et ne plus en être dépendant ne serait-il pas de les boycotter et de développer des modes de reconnaissance alternatif ? Ou alors, penses-tu sincèrement que cette bataille est perdue d’avance tant ils sont puissants ?

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