Humilité

JE SUIS LE MEILLEUR

14 août 2019

C’est un fait, n’importe qui peut donner son avis sur n’importe quoi sur le net et être pris comme parole d’évangile.

Il ne s’agit plus d’être légitime, d’être véritablement un expert pour affirmer une chose mais seulement de le dire, la légitimité venant du nombre de vues et de like.

Comme le dit si bien Eduardo Galeano, célèbre écrivain uruguayen, mort en 2015 :

« Nous vivons dans un monde où les funérailles comptent plus que l’homme mort, le mariage plus que l’amour et le physique plus que l’intellect. Nous vivons dans le culture de l’emballage qui méprise le contenu ».

Etant plus ou moins exposé en fonction des périodes par rapport ce que je décide de produire comme contenu, plus ou moins grand public, je suis toujours surpris de constater des critiques méchantes et gratuites, sans aucun fondement.

Vous pourriez penser que je suis habitué mais cela dépasse de plus en plus ce que j’imaginais possible a tel point que cela me fait parfois bien hésiter avant de produire du contenu afin d’aider un maximum de personnes d’où LeaderCast qui est destiné à un public plus réfléchi.

Il faut en avoir un peu dans la tête pour m’écouter pendant 45 minutes et passer près de 20 minutes à lire mes longs articles où je me remets en question et vous pousse à faire de même.

Néanmoins, il arrive que parfois, je reçoive des critiques constructives.

Qu’est ce qu’une critique constructive d’ailleurs ?

Je dirais que c’est celle qui provient d’une personne qui vous porte de l’intérêt, qui s’intéresse à vous, qui vous connaît en partie.

Cette critique est importante car elle permet elle aussi de se remettre en question et d’avancer.

Alors quand j’en reçois, cela me rend heureux car je sais, et je n’ai plus à vous convaincre, que nous sommes ensemble pour faire mieux que seul.

Récemment, Michel, qui commente presque chaque article sur LeaderCast et qui nous régale par la même, m’a envoyé une de ces critiques constructives dont je n’avais pas conscience. En voici une partie :

« Tu t’envoies beaucoup de fleurs pour SuperPhysique dans la vidéo « Mon cadeau de Noel » et cela me parait une bonne idée à développer dans un Leadercast : « L’estime de soi accompagné de l’auto-congratulation, crime des crimes dans notre culture. Beaucoup d’autres la cultivent mais chez nous, il est de rigueur de faire preuve d’une permanente humilité, y compris dans son domaine, un ridicule bien français qui nous conduit à la fausse humilité qui n’est qu’un appel aux compliments. »

Avant de recevoir ce message, je n’y avais jamais pensé.

Je ne m’étais pas dit que je me mettais beaucoup en avant et notamment mes réalisations.

Lorsque j’écris pour transmettre, il va de soi que je me prenne en exemple parce que l’exemplarité est la seule façon de convaincre.

Conseiller mais ne pas être le reflet de ce que l’on conseille s’apparente à une vaste fumisterie.

C’est comme aller voir un médecin qui fume, qui boit et qui est obèse pour des problèmes de santé… Personnellement, je n’irais pas.

Peut être, et ce n’est même pas peut être, que la culture de l’emballage suffit pour beaucoup.

Mais quand j’écoute quelqu’un, je cherche à vérifier la véracité de ce qu’il transmet par les actions qu’il a entrepris.

Si quelqu’un m’explique comment devenir riche mais qu’il est à découvert, ses paroles ne valent rien.

C’est pourquoi plus on a de preuves concrètes de l’expérience et de la réussite de l’application des conseils de quelqu’un, mieux cela est.

Quand j’étais enfant, on m’a souvent dit que j’étais arrogant.

Je n’ai jamais eu l’impression de l’être.

Quand j’avais 9 ans et que j’ai commencé l’athlétisme, je me souviens que le premier jour, les autres enfants m’avaient demandés quelle distance je voulais courir.

J’avais mis mon plus beau short bleu et avec mon plus beau t-shirt rouge et j’affirmais, les Jeux Olympiques d’Atlanta, venant de passer, que je voulais faire le 200 et le 400 m comme Michael Johnson.

A la différence des autres enfants, sur chaque exercice, je m’appliquais comme si je jouais ma vie.

Nous faisions du saut en longueur, j’écoutais attention les consignes parce que je voulais sauter le plus loin possible.

Mais ce comportement, de faire les choses bien, était moyennement vu.

Parce que la norme, déjà l’époque, nous étions en 1996-1997, n’était pas de faire les choses du mieux que l’on pouvait.

On comptait sur la chance pour réussir.

Travailler pour réussir ?… Les mêmes dérivent qu’aujourd’hui existaient déjà, elles ont seulement pris de l’ampleur depuis.

Quand je faisais une activité, c’était pour gagner, pour battre mes records.

Quand il y avait un meeting et que je ne battais pas mon record alors que je n’avais loupé aucun entraînement, qu’il pleuve ou qu’il neige et que les autres enfants qui battaient leurs records en s’étant à peine entraîné, j’éprouvais de l’injustice.

On ne m’avait pas encore expliqué que le monde était injuste et que l’on ne pouvait pas y faire grand chose.

Il ne me semble pas que j’ai un jour fait preuve d’arrogance, c’est à dire d’insolence, que je me sois mis en avant.

En regardant la définition dans le dictionnaire, il est dit que l’insolence peut être de l’orgueil offensant pour des « inférieurs » ou des personnes traitées comme telles.

Alors effectivement, je peux comprendre que des gens se sentent inférieurs et potentiellement agressés par quelqu’un qui croit en lui et qui se donne les moyens de ses ambitions.

Je peux comprendre qu’il peut être dérangeant psychologiquement, telle que le dit la théorie du panier de crabe, que l’on ne fasse rien de son côté et que de l’autre, une personne fasse tout et réussisse à atteindre nos rêves les plus fous, ceux que l’on pensait impossible.

« Quand il est impossible de se distinguer en faisant mieux que les autres, un moyen de ne pas perdre trop est d’empêcher ses concurrents de réussir »

Alors si on se pense concurrent, si on pense que tout est une compétition et qu’un seul en sortira vivant, qu’il ne peut en rester qu’un à l’instar de Duncan Mc Leod, je comprends ce sentiment de se sentir inférieur et d’essayer par la même de leur trouver des défauts, d’essayer de les ramener à son niveau.

C’est autrement plus facile que de se sortir les doigts du cul.

Quand j’avais fait cette vidéo « coup de gueule » que Michel cite, c’était très simplement, parce que comme aujourd’hui, cela me fait mal au coeur que l’on prenne les gens pour des cons, qu’on leur dise qu’on peut manger n’importe quoi et être en forme, qu’en douze semaine, ils vont se transformer comme la nuit et le jour….

Même si le monde est injuste et que je l’ai bien intégré, il n’en reste pas moins vrai qu’au fond de moi, j’ai toujours cette envie de lutter contre, de rendre le monde plus juste ce qui me fait parfois sortir de mes gonds.

Je n’ai qu’un seul but et celui-ci n’est pas d’écraser qui que soit, sauf peut être les escrocs qui savent très bien ce qu’ils font, mais d’élever, de tirer vers le haut ceux qui le souhaitent en leur fournissant un plan, les connaissances, les étapes à suivre en fonction d’où ils se trouvent sur leurs chemins.

Je dis souvent en rigolant à mes proches : « Viens, je vais vers le soleil ».

Mon but n’a jamais été de rabaisser mais de faire prendre conscience que si notre situation ne nous plaît pas, qu’il est possible d’en changer.

C’est une des raisons qui me fait tant aimer la musculation, parce qu’elle permet de faire comprendre à tous, sans exception, que par ses efforts, nous avons une incidence sur nos résultats.

Que faire, c’est mieux que de ne pas faire.

Peut être aussi ce qui dérange certains, c’est cette estime de moi que j’ai. J’oserais parler de confiance en moi.

J’ai rapidement compris que dans la vie, il fallait apprendre à compter sur soi, que si on attendait de la part des autres, on pouvait attendre toute sa vie.

« Pendant très longtemps, il me semblait que ma vie allait commencer, la vraie vie. Mais il y avait toujours des obstacles le long du chemin, une épreuve à traverser, un travail à terminer, du temps à donner, une dette à payer. Puis la vie commencerait… J’ai enfin compris que ces obstacles étaient la vie »

C’est d’Alfred D. Souza, un prêtre indien.

Je sais et j’en suis convaincu que les premières étapes vers l’atteinte de ses propres objectifs doivent être faites par soi-même.

J’aurais beau vous dire tout quoi faire que si vous ne le faites pas, cela ne fonctionnera pas.

Rien ne sert d’avoir le plus beau GPS si vous n’avez pas d’essence dans votre voiture.

Votre essence, c’est ce qui vous anime, c’est ce que vous ferez.

Alors oui, peut être que certains se sentent inférieurs, se sentent rabaissés parce que j’ai plus d’essence que de raison, que je n’hésite pas à m’emballer, à tout remettre en question, à faire mieux.

Parce que je ne sais pas vivre une journée sans être productif, sans avancer pour calmer mes frustrations et cette rage contre l’injustice qui m’amine.

Je crois en moi mais est-ce un crime, un défaut ou une qualité ?

Quand je fais du Kayak, même si c’est surtout pour m’amuser, je me vois aux Jeux Olympique, même quand je suis dans ma salle sur notre machine à pagayer (ergomètre).

Je n’envisage pas la jalousie, le fait d’envier ceux qui ont quelque chose que je n’ai pas et que je convoiterais parce que j’ai appris que les possessions ne valaient, ne signifiaient pas grand chose.

Je suis pas comme la majorité à croire que l’emballage fait tout et si je le pouvais, je sortirais carrément de cette culture comme j’expliquais il y a deux semaines dans ce LeaderCast.

Mais si vous me lisez aujourd’hui et que vous m’écoutez, c’est parce que je joue ce jeu en parti pour être visible, parce que je pense que c’est une de mes missions de m’exprimer.

Certains penseront que je me prends pour dieu le père, que je fais la morale mais sachez que je suis bien plus exigeant avec moi-même qu’avec ceux qui m’entourent ou font appel à mes services.

Toute notre vie, nous chercherons notre équilibre, un équilibre changeant, en ayant parfois de grands moments de joies comme de « malheurs ».

Je ne fais que dénoncer et lutter contre les idées reçues et ce que l’on essaie de nous faire boire et consommer de force.

Certains apprécient peut être, pas moi.

Peut être que certains ne veulent pas savoir qu’ils agissent « mal », contre l’avenir du monde parce qu’ils ne se rendent pas compte qu’ils pourraient changer, faire mieux.

Peut être veulent-ils tout simplement vivre sans réfléchir, par défaut et non par choix.

Ne dit-on pas heureux sont les simples d’esprits ?

Mais je ne travaille pas pour ces personnes là.

Alors, sans doute, que je passe pour un arrogant auprès d’eux, que j’ai trop confiance en mes capacités mais à quoi bon vivre si l’on ne se donne pas les moyens de ses ambitions ?

Je crois que je peux changer la donne, que je peux faire la différence.

Je n’ai pas peur de le dire et je l’assume complètement.

Le problème est toujours le même selon moi : On n’explique pas aux gens comment réussir à atteindre leurs objectifs.

On dévalorise le travail, on parle de chance à tout va.

En musculation, on parle de plus en plus rapidement de dopage.

Alors forcément, si on n’est pas né sous une bonne étoile, on ne peut comprendre ce concept de confiance en soi, d’estime de soi.

Parce que cela s’acquiert en faisant, en agissant, petit à petit.

On ne naît pas avec, du moins pas totalement.

Notre environnement, notre entourage, les personnes que l’on côtoie, notre vie nous amène à devenir qui nous sommes et qui nous souhaitons être au plus profond de nous-même.

Mais cela dépend de l’état d’esprit avec lequel vous vivez.

Pour la majorité, rien n’est possible.

Pour une minorité, tout est possible. C’était d’ailleurs l’un des slogans d’un des premiers t-shirts SuperPhysique que nous vendions en 2010.

Alors non, je n’ai pas honte et je ne ressens aucune arrogance quand j’expose ce que je fais.

Je ne me sens pas spécialement humble, ni insolent.

Je me sens comme je suis, c’est à dire moi, avec des bons jours, des mauvais jours comme tout le monde mais je fais avec.

Et si je me prends en exemple, et que j’explique ce que j’ai fait, ce que je fais et ce que je vais faire, cela n’a qu’un seul but : Parler à cette minorité qui pense, comme moi, que tout est possible à qui se donne les moyens de ses ambitions.

Il y a bien sur des gens qui ont fait plus que moi, d’autres qui ont fait moins.

Mais je suis peut être accessible à vous qui me lisez et m’écoutez aujourd’hui.

Peut être et je l’espère que mon parcours et ce que j’entreprends vous montre que vous pouvez également y arriver.

Pour atteindre un objectif, il faut s’en fixer un qui est accessible. S’il est trop petit, on n’est pas motivé. S’il est trop grand, on se décourage avant de commencer (Cf ma vidéo plus complète sur comment se fixer des objectifs).

Je ne suis pas en compétition avec vous mais seulement avec moi-même et c’est peut être, encore une fois la musculation qui m’a appris cela où l’on a directement les résultats de ses efforts et qui permet de construire sa confiance en soi, et d’être véritablement humble parce que la fonte fini toujours par gagner.

L’humilité, ce n’est pas de rester muet, dans son coin, à ne rien dire.

Surtout dans un monde de surinformation où si l’on ne dit pas ce que l’on a fait et ce que l’on fait, personne ne peut le savoir ou le deviner.

Si je ne dis pas sur quoi je travaille, ce que j’ambitionne de faire, comment pourriez le savoir ?

L’humilité, c’est d’être honnête envers soi-même, sur ce que l’on a accompli.

Ce n’est pas de s’inventer une vie, d’être malhonnête.

Je ne me sens donc pas suffisant, arrogant ou manquant d’humilité comme certains peuvent le penser.

Je n’ai pas à prendre des pincettes quand je m’exprime et à anticiper les réactions de personnes faisant parties de la première catégorie.

Je n’ai pas à sauver tout le monde, à m’inquiéter de tous si ce n’est de ceux qui m’importent.

Je n’ai pas à porter le poids du manque de confiance en soi de personnes qui ne sont pas prêtes à se lever de leurs canapés.

Chacun fait ce qu’il veut de sa vie, mais moi, je décide de faire à ma façon et de ne pas avoir honte de ce que j’ai fait, fais et ferais.

Je le dis haut et fort, pour essayer de servir d’exemple et d’inspirer tous ceux qui pensent que c’est possible et qui n’en sont encore qu’au début.

Je l’ai fait alors pourquoi pas vous ?

Voici mon message, ni plus, ni moins.

Ensemble pour faire mieux que seul.

Qui m’aime me suive ?

Rudy

PS : Merci d’avance à ceux qui joueront le jeu 🙂

3 réponses
  1. Grace
    Grace dit :

    Personnellement vous m’avais beaucoup aider avec vos exemples que moi même j’ai expérimenté. Tels que par exemple votre leader cast concernant la retraite ou vous avez dit que nous consomont trop sans raison parceque nous avons des frustration causeé par des fausses promesse et aussi concernant les cycles de progression. Moi je vous trouve très sage et humble parce que vous partagez avec nous vos erreurs,échec ainsi que vos remises en question, c’est vraiment ce q’un homme arrogant ne peut jamais faire. Bon travail a vous!

    Répondre
  2. ABDELKADER GAALICHE
    ABDELKADER GAALICHE dit :

    Je rejoins Grace pour dire que vraiment nous profitons largement de vos leader cast et toutes les autres publications dans le domaine de la musculation et le domaine de la culture en tant qu’intellectuel très compétent dans le domaine de la communication..Je te trouve (j’emploie le tu familier bien entendu) très gentil sage et maître de soi même quelqu’un qui cherche à aider le bien de tout le monde ce qu’un homme arrogant ne jamais peut faire.

    Répondre
  3. michel VARIN
    michel VARIN dit :

    tu as tout à fait raison, la musculation étant le sport à l’état brut, l’effort tout nu, c’est vraiment une thérapie. s’ajoutent l’aspect rituel, le bonheur de l’heure passée, l’isolement de la concentration et le flot d’hormones que cela déclenche. pour ma part, étant un débutant amateur qui n’a même pas encore fait son analyse anatomique, j’ai l’impression que la prise de force est la motivation, mais que le bien-être qui découle d’une bonne séance est le véritable but.
    concernant les imitateurs, les mythomanes, bref toutes les tares humaines dont on aura jamais fini de faire le tour, je reste incapable de définir ce qui compte dans le choix de nos relations, ce qu’est la santé mentale. je peux simplement dire que ça se sent. en l’occurrence tu dégages de l’enthousiasme et donnes envie de faire et faire plus. il n’y a pas de bons ni de mauvais, de tristes souvenirs me reviennent parfois de périodes ou de groupes dans lesquels j’ai été le sale type (notamment une fin de scolarité ou je n’avais aucune place…). toute mon admiration à ceux qui savent « ramasser » les faibles et s’efforcer de leur donner une impulsion. chaque personne a sa place et quelque chose à faire dans sa vie, et brille lorsqu’elle réussit. on dit d’ailleurs « on se plaît à ce que l’on sait faire ». mais aucun de nous n’a le devoir de porter le poids du monde, et la mauvaise conscience de ceux qui s’enfoncent. encore une tare de notre société ultra communicante, où tous se regardent « en chien de faïence », particulièrement en milieu urbain, plus encore sur les réseaux sociaux. Action! le bonheur et la santé s’épanouissent à l’atelier, à la salle de muscu, dans le studio du musicien, au bureau du dessinateur…
    je vous offre encore une traduction hâtive et résumée d’une chanson du défunt Motorhead, philosophe pertinent malgré sa vie de débauche, dans ce style anglais très équivoque qui demande mûre réflexion :

    je sais que tu n’es en train de parler que pour remplir le silence, tu devrais peut-être écouter et quitter ces endroits douteux. tu tiens juste à l’abri d’une mauvaise réputation ; pourquoi ne la fermes-tu pas? ambiance nocturne, que des mots et pas d’esprit, les sales types achètent ta franchise et te volent ton rock’n’roll.
    tu sais je ne suis moi-même en train de parler que pour te garder là avec moi, tu devrais peut-être écouter comme ça peut être dur… les bonnes manières ne coûtent rien mais ce n’est pas ce que tu attends de moi. durcis encore ton coeur, tu cherches juste quelqu’un pour ramener ton esprit à la maison.

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