ignorance

JE NE SAIS PAS

6 novembre 2019

Comment aujourd’hui rester dans l’ignorance ?

Comment aujourd’hui ne pas savoir ?

Je me pose ces questions ce jour car j’assiste à un nivellement vers le bas des connaissances de la majorité.

J’ai connu un temps, notamment à l’école, où il fallait apprendre par cœur ce qui était enseigné.

Il fallait ensuite le retranscrire lors de contrôles pour avoir de bonnes notes, qui elles, déterminaient « notre classement ».

Ainsi, chacun avait un niveau minimum de connaissance, de culture générale et surtout savait que s’il n’y mettait pas du sien, s’il n’apprenait pas, il n’y aurait pas de récompense au bout.

J’ai l’impression et c’est sans doute encore plus vrai pour les générations d’avant qu’on apprenait la valeur du travail, qu’on apprenait que si l’on ne faisait rien, il ne pouvait rien se passer de bien dans sa vie.

Peut être que j’idéalise (Les plus anciens qui m’écoutent peuvent le dire dans la partie commentaire sous l’article) ?

Il n’empêche que je constate un déclin des connaissances autour de moi.

Alors qu’à la base, Internet avait été créé pour nous permettre d’améliorer nos connaissances, de partager, à mesure qu’il a pris une place de plus en plus importante dans nos vies, c’est comme si nos connaissances avaient diminué de manière proportionnelle.

Comme si, notre capacité de réflexion, de remise en question avait fondu comme neige au soleil.

Nous pourrions nous dire que le problème, ce sont les outils mais ce n’est pas le cas.

Ce ne sont jamais les outils le problème mais la façon dont nous nous en servons.

Plus il y a de connaissances à portée, moins la fameuse moyenne (Cf ce Leadercast) en a ce qui est un comble.

Peut être que cela fait-il croire que nous n’avons plus besoin d’apprendre puisque tout est disponible d’un seul clic ?

Peut être qu’avec les remaniements de l’école public où il y a de moins en moins de notes, où l’on fait croire que tout le monde peut réussir sans s’en donner les moyens, on inculque aux enfants les mauvaises valeurs (Je ne dis pas que ce que j’ai connu et vécu est la solution et/ou le meilleur compromis mais n’empêche ?).

J’ai l’impression aujourd’hui que lorsque l’on ne sait pas quelque chose, ce n’est pas grave.

Pire, que si l’on a une question, que l’on s’interroge sur un sujet, ce n’est pas important de connaître la réponse.

L’important, c’est d’avoir la question, d’exister avec sa question, de la poser seulement.

On laisse filer la question puisque l’on l’a posée sans finalement la combler d’une réponse.

C’est un peu comme avoir un problème et ne pas chercher la solution pour ne plus l’avoir.

J’en parlais d’ailleurs récemment avec Jérôme, ostéopathe à Montréal au Canada, de comment j’en étais arrivé à développer des connaissances vis à vis de la morpho-anatomie, de la prévention et de la guérison des blessures (Un podcast doit sortir, je vous tiendrais informer).

Parce que j’ai toujours su, parce que j’ai grandi avec l’idée que si l’on a un problème, il y a une solution.

J’imagine que les problèmes en cours de Mathématiques existent toujours.

Il était hors de question pour moi de ne pas trouver la solution, de laisser filer.

Un problème doit être résolu.

Alors aujourd’hui, je suis surpris de constater que lorsque l’on a une question, la réponse importe peu finalement pour beaucoup.

On a des questions, des questions mais pas de réponses.

Je me souviens que lorsque j’ai débuté la musculation en 2001, je passais toutes mes matinées sur Internet à la recherche de nouveaux articles qui auraient été  écrits durant la nuit.

Je rêvais de découvrir un article à côté duquel je serais passé à côté.

Pourtant, je n’avais pas vraiment de problèmes.

Je cherchais seulement à savoir plus pour peut être progressé plus rapidement parce que ça me tenait à cœur.

Aujourd’hui, j’ai l’impression que peu de gens ont des choses qui leur tiennent véritablement à cœur, qu’ils vivent sans avoir trouvé de sens à leurs existences, sans passion, sans curiosité par rapport à ce qui les entourent.

Ils vivent sans vraiment vivre, tels des fantômes en attendant que le temps, que la vie passe (Cf ce Podcast), comme si rien n’importait.

Alors je tenais à vous dire deux choses :

La première, c’est que tout est important car rien n’a vraiment d’importance.

La deuxième, comme m’avait dit une fois mon associé Arno qui co-anime la Formation SuperPhysique : « On a le droit de ne pas savoir mais on n’a pas le droit de rester ignorant ».

Alors si tout importe finalement et qu’on ne peut pas rester ignorant, comment faire pour savoir ?

On apprend à se comporter comme un Leader.

On apprend à compter sur soi avant toute chose.

Nous vivons dans un monde formidable.

Il n’y a jamais eu autant de livres qui sortent chaque mois, il n’y a jamais autant de contenus et d’informations partagés.

Oui, nous pourrions débattre sur la qualité de chacun.

Mais la vérité est que celui qui ne veut pas rester dans l’ignorance et qui ne veut pas être pris pour un con, à ne pas savoir qui croire a la possibilité, plus que jamais de s’en sortir.

Vous avez une question ?

Cherchez la réponse !

Je ne vous dis pas de poser la question à autrui car personne ne prendra de son temps, de sa vie pour vous aider (véritablement et en profondeur) si vous ne respectez pas la première règle.

Je vous dis d’améliorer vos connaissances par vous-même, en cherchant via des moteurs de recherches pour commencer.

Si votre question est basique comme « Pourquoi le ciel est bleu ? », vous retrouverez une réponse satisfaisante en moins de cinq secondes (Je viens de faire le test).

Si votre question est « Pourquoi il y a du sucre dans le jambon ? », même délai (Ne mangez pas de jambon de toute façon, vous vous porterez mieux et la planète aussi) !

Si votre question n’est assez précise comme, par exemple, « Comment prendre du muscle sans dopage ? » alors là, vous aurez besoin de nombreuses heures pour appréhender le sujet et vous tomberez, en plus, rapidement sur mon travail via SuperPhysique et mon site personnel.

Dans tous les cas, vous ne devez jamais rester avec une question sans réponse, jamais.

Et j’oserais même surenchérir, en vous disant, comme me le disait mon grand père quand les œufs entiers étaient encore décriés dans les magasines de musculation, où l’on nous conseillait de jeter le jaune et de ne manger que le blanc, lui qui consommait et consomme depuis au moins 40 ans des œufs entiers chaque jour, de vous faire votre propre avis.

Car sinon, vous serez à la merci de prétendus gourous.

Si vos connaissances passent par le recrachage de l’avis d’autres personnes, il ne s’agit, en fait, pas de connaissances mais d’avis.

Si vous n’êtes pas acteur de la compréhension, alors vous n’êtes qu’un suiveur et vous faites parti de la catégorie des gens qui ont besoin qu’on leur dise quoi faire, pas de ceux qui font.

Et comme aujourd’hui, je vous le redis pour le plaisir « N’importe qui peut dire n’importe quoi », vous n’êtes pas à l’abri de mal agir par la suite.

C’est pourquoi plus haut, je parlais de remise en question permanente.

Il ne s’agit pas de se prétendre expert pour l’être.

Il ne s’agit pas de s’inventer des titres pour justifier sa crédibilité, sa légitimité et de prendre les gens pour des cons par paresse intellectuelle.

Il ne s’agit pas, comme je le vois trop souvent, de profiter de la crédulité des gens qui accordent leurs confiances via les apparences.

Il ne s’agit pas de manier les mots comme un académicien pour être un expert (Pour le paraître, cela suffit malheureusement).

Dans le milieu de la musculation et la nutrition, il est courant d’assister à la naissance de nouvelles modes en jouant sur les apparences, de voir des informations surgir de nul part devenir crédibles on ne sait pas quel miracle.

Cela fait plus de 15 ans que je vois des modes surgir de nul part, revenir sur le devant de la scène, disparaître puis revenir pour conquérir de « nouveaux adeptes ».

C’est pourquoi, n’accordez jamais votre confiance à qui que ce soit.

Ne soyez jamais paresseux au point de laisser votre vie dans les mains de quelqu’un d’autre.

Je le vois chaque jour où des individus tombent dans le piège de l’interprétation des études scientifiques, où des « experts » basent, à priori, leurs méthodologies, leurs conseils sur la science, quand lorsque l’on vérifie soi-même l’étude en question, on n’en arrive pas du tout à la même conclusion.

Souvent, cela est fait pour vendre quelque chose derrière, pour dénigrer d’autres personnes, pour diffamer, pour gagner au détriment des autres mais certainement pas pour faire mieux ensemble que seul.

Si je vous dis cela, c’est parce qu’également, ma parole n’est pas d’or.

Je n’ai pas la vérité, je ne suis pas infaillible, je n’ai pas les réponses à tous vos problèmes.

J’ai la réponse à certains de vos problèmes, du moins, je connais plusieurs chemins pour les résoudre mais pas tous.

Quelque soit le sujet, le domaine, remettez-tout en question et faites-vous votre propre avis.

Je sais que dit comme cela, vous vous imaginez monstre de travail, que c’est beaucoup trop gros et long pour vous.

Mais c’est parce que vous regardez le sommet avant de regarder la petite pierre devant vous.

Vous ne pourrez pas devenir le Leader dont vous avez besoin en gobant toutes les informations qui circulent sans prendre la peine de les vérifier.

C’est d’ailleurs pourquoi, ayant l’habitude d’être pris pour un con par la société et l’ayant été bien pris à mes débuts en musculation (Cf mon histoire), je ne prends jamais aucune information comme étant la vérité, jamais, surtout si le sujet m’importe.

En ce moment, par exemple, je m’intéresse énormément à l’endurance alors je lis, je lis et je lis encore des livres sur le sujet pour mieux comprendre de quoi il en retourne, comment son amélioration est possible et surtout en faisant quoi.

Parce que vous ne pouvez pas véritablement réussir votre vie si vous restez dans l’ignorance et à la merci des avis des autres, si vous restez figer sur votre première impression comme la moyenne.

Depuis que j’ai commencé à écrire des articles, quelque soit le sujet, mon but n’a toujours été que de permettre à tout un chacun d’améliorer ses connaissances, de s’améliorer en tant qu’individu.

C’est pourquoi, je ne « vends » pas, je ne propose pas de rêve, je ne propose pas d’émotionnelle, je propose de la connaissance, des explications basées sur de l’empirisme, je propose la compréhension pour agir en connaissance de cause.

Parce que je sais que la théorie ne suffit pas, que la théorie peut être belle sur le papier mais que si celle-ci n’est pas couplée à la pratique, à de l’empirisme, elle ne vaut rien.

C’est d’ailleurs un problème qui fait animer de nombreux débats, quelque soit le domaine, par ceux qui ne pratiquent pas et débattent de théorie jour après jour parce qu’encore une fois, tout le monde pense devoir s’exprimer même s’il n’y connait rien.

Parce que la pratique permet de faire le tri entre ce qui est vrai et faux, permet d’arriver à construire son puzzle, c’est à dire son avis, de s’affirmer en tant qu’individu.

On voit d’ailleurs que tous ceux qui pratiquant une activité suffisamment longtemps en arrivent souvent aux mêmes conclusions, à quelques détails près.

Comme disait Jacques Brel dans sa célèbre interview, ce qui est grave, encore plus qu’à son époque, ce n’est pas la méchanceté des gens, c’est la bêtise.

C’est cette paresse intellectuelle à laquelle nous assistons de plus en plus.

C’est ce manque de débrouillardise parce qu’on se croit en sécurité, parce qu’on croit que le monde, la société veut prendre soin de nous.

Que tout le monde, absolument tout le monde est bienveillant et veut gagner avec les autres, pas au détriment et contre les autres.

Je me méfie comme de la peste des coups de gueule, des articles d’indignations, de dénonciations, des informations qui n’en sont pas parce que je sais que nous ne sommes pas tous sur la même longueur d’ondes et que nous vivons, malheureusement, dans une société assez individualiste.

Mais ce que je sais, c’est que toute ma vie, je me poserais des questions et que j’essaierais d’y répondre comme ici avec cet article.

Parce que je sais que la vie, pour ne pas être déçu (Cf ce Leadercast), ne doit pas dépendre uniquement d’autrui et que l’on doit d’abord apprendre à compter sur soi-même.

Alors trouvez vos réponses et arrêtez d’être bête.

Il n’y a pas pire que cela.

Rudy

4 réponses
  1. Grace
    Grace dit :

    Merci! Je pense qu’en bref il ne faut pas se dire que ça suffit, d’après mon expérience ça suffit = régression,fatigue,ennui et en étant dans cette situation les sacrifices devient visible parce que avoir des objectif dans la vie provoque le désir, cet désir nous motive à travailler et on ne voit plus les sacrifices mais les fruits que ces sacrifices vont apporter. En conclusion je pense qu’un vrai leader planifie ses objectifs en se posent des questions, s’il ne se pose pas de question cela signifie que ses objectifs ne vont rien apporter de nouveau c’est dire qu’il fait comme tous le monde donc ce ne pas un leader.

    Répondre
  2. michel VARIN
    michel VARIN dit :

    et le Grand jacques donnait la réponse :
    Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences, je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

    sinon vous pouvez écouter ses chansons sérieuses, dont Grand Jacques, qui en dit long en filigrane sur la question.

    Répondre
  3. Renaud
    Renaud dit :

    Bonjour Rudi.
    J’écoute ton podcast depuis quelques temps et je le trouve très motivant. Merci pour ton travail.

    Je voulais revenir sur les compétences à l’école qui ont remplacées les notes. Je pense qu’elles sont une bonne chose si elles sont bien faites. En effet, elles permettent de montrer les points faibles à travailler pour s’améliorer et les notions acquises mais de manière précise. Au contraire d’une note qui ne te donne que la valeur global de ton travail. Exemple tu as 12 en math ça ne te dit pas ce que tu as réussi et encore moins là où tu as échoué. Tu peux avoir complètement réussi les calculs mais avoir échoué en géométrie mais ça n’est pas mis en lumière. Ça te dit juste que tu es moyen en math.
    J’espère avoir été compréhensible.

    À la semaine prochaine dans mes oreilles.

    Répondre
  4. Damien LAUTARD
    Damien LAUTARD dit :

    Il n’est jamais trop tard pour apprendre et s’améliorer.
    La compétence s’acquiert par l’apprentissage, nous devons donc jamais cesser d’apprendre.
    « Celui qui arrête d’apprendre est vieux, qu’il ait 20 ou 80 ans. Celui qui continue d’apprendre reste jeune. La meilleure chose dans le vie, c’est de garder un esprit jeune. » Henry Ford

    Répondre

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *