Le savoir est une utopie

LE SAVOIR EST UNE UTOPIE

5 décembre 2018

Comme vous le savez, je me targue dans l’introduction des LeaderCast en version audio de vouloir tout remettre en question pour agir en connaissance de cause.

Or, la semaine dernière, nous avons parlé de nos vraies limites en concluant par le fait que personne, absolument personne dans ce monde n’était capable de déterminer avec exactitude de quoi vous étiez capable et que les limites que l’on s’imposait étaient celles qui limitaient ce que nous pouvons ou pourrions accomplir.

Et si maintenant, je vous disais, qu’en fait, nous ne savons absolument rien.

Qu’en fait, tout ce qui nous entoure n’est qu’incertitude complète.

Par exemple, cela fait des centaines d’années que des chercheurs essaient d’établir les raisons de nos existences, notre but ici sur terre, en vain.

Certes, des théories voient le jour mais elles restent des hypothèses, non des explications sures sur lesquelles on pourrait s’appuyer.

Cela est à mettre en perspective avec notre besoin, presque maladie oserais-je dire, d’être rassuré en toute circonstance.

On veut bien faire une activité mais si on est sur du résultat. On veut bien se mettre en couple mais avec des garanties concernant l’avenir. On souhaite beaucoup de choses mais sans qu’il soit possible de garantir quoi que ce soit.

Et au final, que faisons-nous ? Rien !

Parce que l’on croit, à tort, qu’il existe des activités sures, sans risque, garanties.

Alors nous attendons, en vain, après cela.

Nous cherchons les activités dans lesquelles on va s’épanouir à coup sur.

Nous recherchons la personne avec qui faire notre vie pour ne pas avoir à souffrir psychologiquement en cas de rupture.

Nous attendons d’être sur d’être au bon endroit, au bon moment pour nous lancer dans une activité qui nous tient à cœur mais dont la réussite est incertaine.

Je ne sais pas d’où vient ce besoin d’être rassuré en permanence avant de faire mais je crois que cela a un rapport avec la confiance en soi.

Lorsque l’on a toujours été mis en doute, peut être rabaissé régulièrement, que l’on a jamais encore fait quelque chose dont on pourrait être fier par ses propres moyens, que le seul risque que l’on a pris jusqu’à présent, c’est de changer de chaîne sur la télécommande de son téléviseur, je peux comprendre que la prise du moindre « risque » puisse être difficile (mais pas impossible).

Comme nous sommes dans une société de plus en plus confortable, j’ai l’impression que cela devient de plus en plus la norme.

Rappelez-vous quand nous étions enfant le degré d’insouciance qui était le nôtre. Nous ne pensions même pas aux incertitudes.

Je me souviens que je sautais de 4 mètres sans penser un instant à me faire mal, à ce qui pourrait mal se passer.

Peut être et je dis bien peut être, à force de nous embourgeoisé dans un confort que l’on nous a tant vendu et que l’on nous a inconsciemment dit de rechercher, nous devenons de moins en moins apte à gérer l’incertitude qui n’est autre que le risque.

Il y a une série un peu « nulle » à mon goût que je regarde qui s’appelle « The Good Place » (Excellente série à l’inverse pour être bercé avant de dormir et tomber comme une feuille).

L’un des personnes « Chidi » est la caricature même de ce que je souhaite vous transmettre.

Face à l’incertitude de la prise de la bonne décision, il ne sait pas faire de choix à tel point qu’il fini, à sa mort, par aller en enfer car il a rendu la vie de ses amis difficiles.

Entre un chien noir ou blanc, il ne sait pas lequel prendre ; Les deux lui passent sous le nez.

Entre la droite et la gauche, il reste immobile ne sachant pas où celles-ci peuvent le mener.

Il a besoin, et cela est totalement impossible, de tout analyser pour être sur de faire le bon choix.

Comme si, le bon choix existait.

Vous devez intégrer le fait que le bon choix n’existe pas, que choisir, c’est renoncer à des possibilités pour une autre.

Que possiblement, vous ferez le bon choix ou le mauvais choix avec le recul. Il est d’ailleurs, toujours plus facile de faire le bon choix quelques mois plus tard (CQFD).

Comme Néo dans Matrix, vous êtes sans arrêt soumis à un dilemme : Le rouge ou le bleu ?

Prendre un risque et agir, faire, ou ne pas prendre de risque, rester sur son canapé et ne rien faire.

Vivre une vie d’action, peut être pas pour le meilleur (ou le pire) ou vivre une vie contemplative où on s’imagine vivre la vie des autres à travers les réseaux sociaux ce qui est, de plus en plus, à la mode et la normalité.

Je crois, avec un certain recul, qu’il n’est pas possible d’être sur de faire le ou les bons choix.

Qu’il n’est pas possible d’être sur de réussir même si l’on croit fortement et que l’on fait tout du mieux que l’on peut.

Pendant longtemps, j’ai cru que le facteur chance n’existait pas, qu’en fait, il s’agissait d’une histoire d’opportunité.

Puis j’ai eu une discussion fort intéressante avec Pierre, élève de la Formation SuperPhysique et qui commente régulièrement par de très très bonnes réflexions ces articles juste en dessous, sur son existence.

J’étais alors persuadé (de moins en moins avec le temps) qu’il ne s’agissait, en fait, que de faire au mieux, de multiplier les occasions pour être sur de réussir, d’atteindre ses objectifs.

Que si l’on mettait « toutes les chances » de son côté, on était amené à réussir.

Je ne souhaite pas être fataliste ou défaitiste mais la réalité est que le facteur chance existe bel et bien.

Je parlais plus haut du bon moment, du bon endroit qui en fait existent clairement.

Si je n’avais pas commencé la musculation en 2001 et arboré les quelques forums internet qui existaient, je ne me serais pas lancé en 2006 et ne serait pas devenu le premier coach de musculation à proposer du coaching à distance et je n’aurais ensuite pas lancé SuperPhysique en 2009…

Ce qui est sur, à l’inverse, c’est qu’il est impossible de prédire ces bons endroits et ces bons moments (Cf Le LeaderBook).

Ce qui existe également, c’est, par nos actions, la multiplicité des opportunités qui peut déboucher sur quelque chose de concret, sur le succès.

Il est évident que si on ne fait rien, atteindre ses objectifs me paraît impossible à moins d’un coup de chance improbable du genre de tomber sur un ticket de loto gagnant par terre dans la rue.

Mais il n’est pas dit non plus qu’en améliorant ses connaissances au maximum dans un domaine, en étant véritablement un expert dans un sujet précis, en faisant tout ce qu’il faut ou presque que l’on réussisse.

On augmentera ses chances de réussite mais sans certitudes de réussir.

Cela signifie-t-il qu’il est préférable de ne rien faire si l’on n’est pas sur qu’en faisant, on réussisse ?

Je crois tout l’inverse.

Charles-Augustin Sainte-Beuve (écrivain français du 19 ème siècle) disait : » Si vous n’essayez jamais, vous ne réussirez jamais, mais si vous essayez, vous risquez de vous étonner vous-même. »

Cela pourrait décourager certains de partir à la poursuite de leurs rêves, voir d’abandonner carrément ce qu’ils étaient en train de faire.

Mais je leurs dirais qu’ils se trompent.

Parce qu’être en vie est déjà une chance. Vous êtes en quelques sortes le résultat d’une rencontre fortuite qui a donné votre naissance, une incertitude même à la base.

Je crois que la vie est un jeu dont on peut choisir d’être l’acteur ou le spectateur, où l’on peut choisir d’agir ou de ne rien faire, où on peut prendre des risques ou rester assis sur son canapé.

Je crois que nous pouvons tous être le héros dont nous avons besoin.

Mais pour cela, il faut accepter que tout ce qui nous entoure n’est qu’incertitude et finalement pas très important.

Car si nous ne savons véritablement rien, qu’est ce qui importe vraiment ?

Si nous ne savons à quoi nous attendre, si nous n’attendons rien de particulier si ce n’est de nous épanouir par les « risques » que nous prenons, que pourrait-il mal se passer ?

Car si finalement, tout cela n’est qu’un jeu, on gagne, on perd et on recommence.

Nous avons tendance à diaboliser l’échec comme s’il était à éviter, à fuir, qu’on ne pourrait pas s’en relever, qu’on serait marqué au fer rouge à vie quand je crois qu’il est indispensable de le prendre à la légère.

Certes, on nous a appris tout l’inverse, qu’il était à fuir, à en avoir peur à tel point qu’aujourd’hui, de nombreuses personnes laissent défiler leurs vies à cause de cette peur d’échouer.

Mais si finalement, nous ne savons rien et que personne ne sait grand chose, quel risque prenons-nous réellement ?

Il y a certes de très jolies phrases de développement personnel qui nous prennent vraiment pour des cons et que nous apprécions comme celle de Peter Druker qui dit « La seule façon de prévoir l’avenir, c’est de le créer ».

Quand la création de cet avenir est incertain (De nombreuses phrases à la con circulent…).

Mais il y a une chose de « pratiquement » sur malgré tout : C’est que si vous ne faites rien, que si vous ne faites aucun choix, que vous êtes un Chidy, rien ne se passera et vous passerez à côté de votre.

Ne vous méprenez pas, je ne vous dit pas d’essayer de voler en sautant d’un immeuble de 10 étages pour voir si effectivement, comme Peter Petrelli dans le série Heroes, vous allez voler, mais comme souvent, d’y aller progressivement comme nous l’avions vu dans l’article sur la gourmandise.

Agir en connaissance de cause est plus que jamais à remettre en question car tout ce que nous savons, c’est que nous ne savons rien.

Que la pression que nous nous mettons chaque jour, au moment de faire des choix et d’agir n’a pas à exister.

Car rien n’importe vraiment comme tout importe vraiment.

Que la seule solution est de vivre sa vie comme on l’entend.

Par exemple, pour moi, c’est de continuer à écrire des articles très longs sur ce site parce que c’est une partie de moi et que j’en ai besoin. Peu importe ce qu’ils soient beaucoup lus ou pas car cela m’épanouit de vous partager cela. L’important n’est pas la réussite de ce projet, pas le gain mais le plaisir que j’y prends.

Tant pis même si pour certains, c’est trop long. Ce n’est pas mon problème et ça n’a pas à être dramatisé ou à être changé pour plaire car nous sommes nos propres juges, souvent bien plus exigeant envers nous-même que ceux qui nous entourent.

J’ose espérer que cela vous permettra de relativiser sur vos « problèmes » actuels (J’y reviendrais dans un prochain LeaderCast).

En attendant, je me permets de conclure avec une citation du livre de Bernard Tapis « Gagner » qui date de 1986 et qui est toujours aussi vraie :

« La récompense, ce n’est pas l’argent : C’est le plaisir, le jeu, la liberté, la mobilité, la faculté de créer.

Perdre dans notre société, ce n’est plus mourir de faim. C’est d’une certaine façon ne pas avoir le droit de bouger, d’être assigné à résidence : Métro, Boulot, Dodo…

Ce qui veut dire aussi que beaucoup ont perdu. Quels sont ceux qui aujourd’hui ont la liberté de bouger ?

Gagner, vivre, c’est bouger. Or, ce n’est pas simplement une question d’argent. C’est une question de « pêche » et ca se joue ici et maintenant.

La liberté, le plaisir de vivre, de faire, de jouer, c’est toujours tout de suite et jamais demain. L’avenir se conjugue au présent.

Tout autant que vous êtes, dès aujourd’hui, faites du sport, de la musique, animez des groupes organisés, présidez des associations, donnez vie à vos fantasmes !

Ceux d’entre vous qui sont actifs aujourd’hui gagneront demain.

On ne vit pas par procuration. La seule leçon, s’il en existe, c’est que tout est possible mais uniquement, si vous le voulez. »

Rudy

Ps : Si vous souhaitez soutenir LeaderCast, regardez ceci.

9 réponses
  1. Dav
    Dav dit :

    Pour le coup, je pense qu’il est impossible de ne pas choisir.
    La personne qui ne choisit pas entre le rouge et le bleu, choisi de ne pas choisir. C’est faire ou ne pas faire, cela reste un choix.

    Ensuite, je reste persuadé que la chance n’existe pas. Pour moi, la vie que je mène, est la resultante des choix que j’ai fait depuis que je suis né. Et en fonction de mes choix, d’autres routes se sont dressées devant moi, en m’offrant d’autres choix.
    Les choix que j’ai fait sont eux même les résultats de mes expériences. Pourquoi j’ai choisi de tourner à gauche plutôt qu’à droite? Sûrement parce que j’ai vu quelque chose qui m’attire, qui me parle, et pour moi c’etait la bonne décision.
    Si demain je gagne au loto, c’est parce que j’ai pris la décision de faire une grille , et c’est parce que j’ai coché les bons numéros, et pourquoi ces numéros? Parce qu’il voulait dire quelque chose pour moi: une date, un feeling…
    Comme tu dis, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions. Juste des décisions adaptées à notre propre moment de vie.
    La vie met des opportunités devant nous, à nous de les voir, ou pas, et de les prendre, ou pas. Je me suis créé ma propre vie… seul.

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    • Pierre Bouttier
      Pierre Bouttier dit :

      Pour la chance, cela dépend de notre définition je pense. On ne parle pas de chance, comme à un jeu, où c’est facile à calculer. On parle de chance d’une manière très globale, pour contenir : les choses incertaines, que tu ne connais pas, dont tu n’as pas conscience.

      Est ce que quand tu prend une décision tu maitrîse tous les paramètres ? Si non il y a une part de chance, de mon point de vue.

      Si on prend ton exemple du loto, les numéros que tu choisis, par rapport à une date, un feeling, qui te donne une combinaison de numéro. En probabilité, ta chance de gagner va être de un sur plusieurs millions. Alors certe, tu as fait le choix de jouer. Mais pour le gain, c’est n’y plus d’y moins que de la chance, les astres ne ce sont pas aligner pour te choisir spécifiquement toi.

      Un exemple de situation : un entretien d’embauche. Tu te présente, préparé comme jamais, surqualifié, en costume etc. Si la chance n’existe pas, tu as le job.
      En pratique : le recruteur peut être mal luné, avoir renversé son café, associé une couleur que tu porte à quelque chose de négatif, tu peut être pris dans un bouchon suite à un accident et être en retard, ce qui le conduira à choisir une personne peut-être moins qualifié que toi.
      Dans cet exemple, évidement que dans la majorité des cas tu auras le job. Mais ce n’est fondé uniquement sur les paramètres que tu maîtrise et connais, cette part d’inconnu, c’est la « chance ».

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      • Dav
        Dav dit :

        Je comprends ton point de vu, mais j’ai du mal à y adhérer.
        J’ai en horreur ce mot « chance ».
        En fait, même si je ne maîtrise pas tous les paramètres, l’idee, c’est d’essayer de les envisager afin de mettre tous les atouts de mon côté. Et donc ici, le savoir et l’experience prend tout son sens.
        Si je risque d’etre dans un bouchon, je pars avant. Si le gars est mal luné, je tente l’humour etc.
        Et si vraiment ça passe pas, parce que malgré tout, on peut « rater », j’aime à croire que la vie mettra en travers de ma route quelque chose de meilleur que je devrai saisir.

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        • Pierre Bouttier
          Pierre Bouttier dit :

          Je comprends que ca soit dérangeant d’accepter que l’on n’est pas le maître absolu de son destin. Il faudrait être omniscient pour cela, et on doit donc ce contenter de « mettre toutes les chances de son côté ».

          Pour le fait que la vie donne quelque chose de meilleur derrière, c’est un peu le « karma ». Personnelement je n’y crois pas, je crois juste que les choses, plus elles sont repétées ont tendance à s’équilibrer, vers un état « neutre ». Un peu comme jouer 1000 fois à pile ou face, sur 1000 lancer, les résultats seront environ de 50/50. Sur un petit échantillon, disons 3 lancer, c’est complétement différent.

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  2. Pierre Bouttier
    Pierre Bouttier dit :

    Super podcast, on y va pour le commentaire, plus brutal que d’habitude, mais nécéssaire pour la remise en question de certains.

    Le pire risque dans la vie c’est de risquer de passer à côté de sa vie. C’est de ce réveiller à 40 ans et de pleurer comme un c** sur son matelas en regrettant toutes les occasions manquées. Tu veux faire métro-boulot-dodo ? Tu accompli ton rêve ou celui de ton patron ?

    Dans la vie au final on ne regrette qu’une seule chose : les occassions manquées. Les échecs sont au finals des histoires, tout comme les succès.

    Peut-importe si tu ne connais pas le résultat de ce que tu fais, et j’ai envie de dire tant mieux, si tu pouvais savoir à l’avance toute ton histoire, jusqu’au jour de ta mort, tu ferais quelque chose ? Je ne pense pas.

    Peut importe l’histoire que tu te raconteras, ce qui compte c’est de la vivre MAINTENANT.

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  3. Alan Curien
    Alan Curien dit :

    Hé oui, le doute n’est que poison.

    Je partage complètement ta vision concernant le fait que c’est une chance inouï que d’être en vie au regard de la complexité que l’on a à prouver l’existence de la vie dans l’univers alors qu’il y a des centaines de milliards de galaxie.

    Au delà de ça, c’est une chance d’être né dans l’espèce animale la plus intelligente, capable de réfléchir « efficacement », et également dominante sur terre.

    On est également né à une époque et un lieu relativement exempt de guerre, de famine importante, de maladies courantes et incurables.

    On pourrait continuer comme ça longtemps. Quand on prend conscience de tout cela, on se dit que ce serait bien bête, avec toute la chance que l’on a d’exister, de douter sur des choix futiles comme la couleur d’une voiture mais aussi sur des choix plus importants si l’on en a l’envie.

    Qu’est-ce qu’on risque sincèrement ? On a déjà braver toutes les épreuves possibles et inimaginables pour avoir la Chance de vivre, tous les doutes, si grand peuvent-ils paraitre, de notre société confortable ne sont que nuage de fumée en comparaison.

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  4. Mat East
    Mat East dit :

    Très bon ce podcast de la semaine Rudy !

    Entièrement d’accord sur le fait que notre existence ne soit dû qu’à une rencontre fortuite, à un curieux hasard, néanmoins l’enchaînement de ces petits choix du quotidien ne me semble pas si négligeable que ça sur le long terme ! C’est en quelque sorte un effet boule de neige (ou effet papillon) qui peut influer sur les croisements clés et/ou annexes d’une vie. Pour reprendre ton exemple de couleur de voiture :

    Si je choisis la rouge plutôt que la noire, alors il se peut :

    1) Que j’évite un accident futur de par la couleur plus voyante de la voiture, accident qui aurait pu me mener à d’autres embranchements de vie.
    2) Que la voiture noire que je ne prend pas finalement soit achetée par un individu qui lui aura peut-être un accident avec, modifiant de ce fait en cascade les évènements de sa vie et ceux de son cercle proche.

    Ca n’est, bien évidemment, qu’un exemple parmi tant d’autre et il serait idiot à notre échelle de vouloir systématiquement tout contrôler, mais même le plus petit de nos choix influe sur un ensemble plus large et plus diffus !

    C’est une vision qui demande de prendre de la hauteur bien évidemment mais la vie est ainsi faite : le mec qui fait tomber son téléphone au coin de la rue est peut-être celui qui t’aideras demain !

    Répondre
  5. Guillaume
    Guillaume dit :

    Encore une fois, je suis bien d’accord avec le contenu de cet article.

    Par ma propre réflexion j’en arrive à des conclusions similaires. Je fais souvent office de conseiller auprès de mes proches sur différents sujets personnels/professionnels afin de les aider à aller de l’avant. Au final j’en arrive à penser qu’il n’y a pas de bon choix à proprement parler. Il n’y a pas un unique résultat acceptable. Chacun doit choisir en connaissance de cause, s’écouter pour prendre la décision qui lui appartient et en fonction de ce qu’il veut, de ses objectifs (conséquences à court/moyen/long terme). En d’autres termes, mon rôle n’a jamais été de leur dire quoi faire mais seulement les aider à trouver en eux les réponses à leurs propres questions.

    Qu’est-ce qui les pousse à demander conseil et attention ? Probablement la crainte de l’échec, l’envie de mettre toutes les chances de son côté. C’est toujours compliqué d’expliquer à quelqu’un en proie au doute qu’il ne faut pas baisser les bras, qu’il faut aller de l’avant mais que le résultat reste incertain… La majorité auront tendance à ne rien faire. Mais il y a bien un facteur chance car on ne peut jamais tout prévoir et parfois des évènements anodins peuvent agir de passivement et provoquer une opportunité. Inutile de vouloir tout contrôler, c’est pour ça que je me laisse toujours une marge d’improvisation pour laisser l’instinct agir.

    Un autre point sur lequel je voudrais rebondir est le sens de la vie. J’imagine que l’on a tous eu un jour à faire face à quelqu’un profondément déprimé qui se dit que la vie est une plaie. Trop de problèmes (= échecs, la plupart du temps). Le vrai problème c’est surtout quand cet état d’esprit n’est pas temporaire et est refoulé. C’est un peu ce contre quoi je lutte en ce moment vis-à-vis de ma compagne. Voici comment je vois les choses : nous sommes tellement petits par rapport à l’Univers, nos actions ont des conséquences à une échelle relative mais au final, un jour il ne restera rien de nous. Nous sommes insignifiants et c’est bien pour ça que la vie est une vraie chance, un « miracle » (si j’ose dire). Quelle probabilité d’être ici et de ressentir toutes ces choses, de pouvoir agir et faire des choix ? Même si parfois c’est dur, parfois on se sent seul, au moins nous sommes vivants et pouvons contempler le monde, apprendre, devenir plus sages. C’est pour ça qu’il est inutile de toujours s’imposer des limites, de ne pas oser, ne pas saisir certaines opportunités. Je ne dis pas qu’il faut tout le temps foncer et être complètement inconscient. Il faut être mesuré pour ne pas non plus accélérer sa perte. Quoi qu’encore une fois, tout est une question d’envie.

    Je ne sais pas comment conclure ce commentaire car je me dis que de toute manière il n’y a pas qu’une façon de faire, de voir les choses. Je n’ai pas de grande vérité générale à énoncer pour affubler ma « plume » d’un manteau de pensées philosophiques. Je peux simplement dire que j’essaie d’être équilibré, mesuré, prudent mais fonceur malgré tout. Un juste milieu pour, selon moi, être polyvalent et m’adapter à « toutes » les situations.

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  6. Clément Berthet
    Clément Berthet dit :

    Tout d’abord je tenais à te remercier pour la qualité du contenu.
    Ensuite, j’apprécie le fait de pouvoir m’interroger à travers deux supports différents que sont tes articles et tes podcasts. En effet, je me suis prêté au jeu de lire dans un premier temps l’article avant de passer à l’audio. La réflexion est d’autant plus intéressante du fait que nous n’interprétons pas et n’analysons pas les propos de la même façon, suivant le sens exploité (visuel ou auditif dans ce cas).

    J’apprécie également la qualité des interventions effectuées sous tes textes et podcasts découlant de tes pensées présentes. Merci à vous messieurs.

    Pour en venir au podcast lui même, je pense également que le manque de confiance en soi est un facteur important. Manquer de confiance en soi c’est vouloir contrôler la situation en pensant que le temps lié à celle-ci est éternel ou du moins figé. Hors plus on attend, plus on hésite. Plus on hésite et plus on en vient à se persuader que la situation nous faisant face n’est finalement pas si attrayante, à tord dans bien des cas.

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